Le Moyen-Orient s'embrase
Ambassade américaine en flammes, Liban sous les bombes: le résumé de la nuit

Au quatrième jour du conflit, les frappes s’étendent de Téhéran à Beyrouth et au Golfe. Washington et Téhéran durcissent le ton, le bilan humain s’alourdit.
Le conflit continue de faire rage au Moyen-Orient.
Photo: Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Au quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, une attaque de drones a touché l'ambassade des Etats-Unis à Ryad, et Israël continue à bombarder l'Iran et le Liban.

Le point sur les derniers développements:

Incendie à l'ambassade américaine à Ryad

Un «incendie limité» s'est déclaré dans la nuit de lundi à mardi à l'ambassade américaine à Ryad après une attaque de deux drones, a indiqué le ministère saoudien de la Défense, précisant que les dégâts matériels étaient «mineurs». D'autres explosions ont ensuite été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins dans la capitale saoudienne. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: «vous le découvrirez bientôt».

Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth

L'armée israélienne a dit mardi continuer de frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth. La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au groupe armé pro-iranien, a annoncé dans la foulée que ses locaux dans la capitale libanaise avaient été bombardés. Israël dit riposter à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'«acte défensif» après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la guerre à Gaza. «Toutes les options sont sur la table», y compris une éventuelle offensive terrestre au Liban, selon Israël.

Israël bombarde la télévision publique à Téhéran

De puissantes explosions ont été entendues mardi dans plusieurs quartiers de Téhéran par des journalistes de l'AFP. L'armée israélienne a assuré avoir «frappé et démantelé» le siège de la radio-TV publique de la capitale iranienne. Cette dernière a fait état d'explosions près de ses locaux mais a dit continuer à émettre.

Pays dans le Golfe ciblés

Les autorités qataries ont dit avoir intercepté deux missiles balistiques tôt mardi, après que de fortes détonations ont retenti à Doha, la capitale. Téhéran a toutefois assuré n'avoir «aucune hostilité» envers ses voisins.

Pertes américaines et appel aux ressortissants

Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre avec l'Iran, a annoncé l'armée américaine. Son précédent bilan faisait état de quatre morts. En parallèle, les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants présents dans quatorze pays de la région dont Israël, l'Egypte, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite «à partir maintenant» par voie commerciale.

Netanyahu justifie l'attaque sur l'Iran

Les programmes nucléaire et de missiles balistiques de l'Iran auraient été «intouchables» d'ici quelques mois si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas attaqué l'Iran, a assuré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la chaîne américaine Fox News. «Vous n'allez pas avoir une guerre sans fin», a-t-il assuré à propos de l'offensive israélo-américaine, affirmant qu'il s'agirait au contraire d'une «action rapide et décisive».

Une attaque «préventive», selon Washington

D'après le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, les Etats-Unis ont attaqué l'Iran après qu'il était devenu évident qu'Israël prévoyait de frapper en premier, rendant nécessaire de paralyser la capacité de Téhéran à riposter contre les intérêts américains dans la région. Selon l'armée, les Etats-Unis ont frappé plus de 1250 cibles dont des centres de commandement, de missiles balistiques et des sous-marins dans les premières 48 heures du conflit.

Menace contre des navires

Un responsable iranien a menacé lundi de «brûler» tout navire tentant de franchir le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial où la navigation est aujourd'hui paralysée. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, avaient affirmé plus tôt avoir attaqué dans le détroit un pétrolier présenté comme lié aux Etats-Unis.

Site nucléaire iranien

L'Iran a accusé lundi Israël et les Etats-Unis d'avoir attaqué dimanche le site nucléaire de Natanz, déjà ciblé par des bombardements américains en juin 2025. L'agence des Nations Unies pour l'énergie nucléaire (AIEA) avait indiqué plus tôt qu'il n'y avait «pas d'indication» que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis samedi.

«Longue guerre»

Téhéran a assuré être «prêt pour une longue guerre», rejetant toute négociation avec Washington. Et après la mort samedi dans une frappe du guide suprême Ali Khamenei, les Etats-Unis ne seront «plus en sécurité nulle part dans le monde», selon les Gardiens de la Révolution. Ils ont affirmé avoir visé depuis le début du conflit plus de 500 cibles liées aux Etats-Unis et Israël.

Trump n'écarte pas une opération terrestre

Donald Trump a dit qu'il n'hésiterait pas à envoyer des troupes américaines au sol en Iran «si c'était nécessaire». Le président américain a aussi affirmé que le plus fort de l'offensive était à venir et que le pays avait les «capacités» pour un conflit durant «bien plus longtemps» que 4 ou 5 semaines. «Nous n'avons même pas encore commencé à les frapper fort», a-t-il dit.

Bilan en Iran

Le Croissant-Rouge iranien a affirmé lundi que 555 personnes avaient été tuées à travers l'Iran depuis le début des frappes israélo-américaines samedi.

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