Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban a accusé vendredi ses «adversaires», à deux jours des législatives dimanche, de se livrer à une «tentative organisée d'utiliser le chaos, la pression et la diabolisation internationale pour remettre en cause la décision du peuple hongrois».
Ils «complotent avec des services de renseignement étrangers, ne reculant devant rien» pour «s'emparer du pouvoir», a-t-il ajouté sur Facebook, dénonçant des «menaces de violences» sur ses partisans, des «accusations de fraude électorale fabriquées de toutes pièces» et de «manifestations pré-organisées» avant même le dépouillement.
En mauvaise position
Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat. Or son rival conservateur et pro-européen Peter Magyar est largement en tête des sondages indépendants. Ce dernier avait lui aussi mis en garde contre la tentative des Etats-Unis de peser sur le scrutin, tandis que les experts affirment par ailleurs qu'il existe des preuves d'efforts russes continus d'interférer dans la campagne en faveur de Viktor Orban.
Jeudi soir, le président américain Donald Trump a de nouveau apporté son soutien à son plus proche allié au sein de l'Union européenne sur son réseau social. «Hongrie: ALLEZ VOTER POUR VIKTOR ORBAN. C'est un véritable ami, un combattant et un GAGNANT, et il bénéficie de mon soutien total et complet», a-t-il écrit.
Alors que l'opposition hongroise craint que le dirigeant nationaliste ne reconnaisse pas le résultat des élections, des parlementaires du Conseil de l'Europe se sont alarmés récemment du caractère «toxique» de la campagne en Hongrie, marquée par la «propagande incendiaire» du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social.