Selon des sources au Pentagone
Trump serait en train de préparer son «coup final» contre l'Iran

Le Pentagone prépare des options militaires contre l'Iran, selon Axios. Face à la crainte de l'échec des pourparlers sur le détroit d'Ormuz, Washington envisagerait des frappes aériennes et l'invasion d'îles stratégiques.
Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 24 mars 2026, à Washington.
Photo: KEYSTONE
Janine Enderli

Donald Trump est-il sur le point d'envoyer une bombe à retardement sur l'Iran? D'après certaines rumeurs, des préparatifs en ce sens seraient déjà en cours. Selon le média américain Axios, citant plusieurs sources gouvernementales, le Pentagone serait en train de développer des options pour asséner à son adversaire un «coup final» pouvant inclure à la fois des troupes au sol et des frappes aériennes massives. 

L'élément déclencheur de ce «coup final»? La crainte que les efforts diplomatiques échouent et que le détroit d'Ormuz, d'une importance stratégique cruciale, reste bloqué. Selon Axios, Washington se questionne sur l'utilité d'une démonstration de force. Renforcerait-elle sa position de négociation ou permettrait-elle au président Donald Trump de revendiquer une victoire politique? Parallèlement, des sources internes avertissent que nombre de ces scénarios risquent de prolonger le conflit et de l'aggraver.

L'une des options envisagées est d'envahir les îles stratégiques comme Kharg ou Abou Moussa, ainsi que des mesures visant à entraver les exportations de pétrole iranien. Des attaques contre des installations nucléaires, voire des opérations terrestres risquées à l'intérieur du pays, sont également à l'étude. 

«Déchaîner les enfers»

Si Donald Trump n'a pas encore pris de décision, le ton de Washington se durcit tout de même: la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le président était prêt à frapper «plus fort que jamais». «Le président ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner les enfers», a-t-elle affirmé. 

Téhéran menace de représailles massives. Les pourparlers se poursuivent sous l'égide de médiateurs internationaux, mais une profonde méfiance de part et d'autre entrave une solution diplomatique rapide.

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