Déjà bien orientée depuis l'ouverture, la Bourse de New York a connu une nette accélération mardi, dopée par des informations de presse selon lesquelles l'Iran serait prêt à envisager une sortie de crise. Vers 17H05 GMT, le Dow Jones prenait 2,09%, l'indice Nasdaq s'envolait de 3,39% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 2,51%.
De son côté, a Bourse de Paris a clôturé jeudi en hausse un mois de mars particulièrement morose pour le CAC 40, qui a marqué son plus fort recul mensuel (-8,90%) depuis la crise du Covid en mars 2020, en raison du conflit au Moyen-Orient commencé il y a un mois. Le CAC 40 a gagné 44,49 points (+0,57%) à 7.816,94 points, contre 772,45 points la veille à la clôture. A Paris comme ailleurs, les volumes de transactions sont faibles, signe d'attentisme après un mois de conflit, selon David Kruksouligne, directeur du trading à la financière de l'Echiquier.
«C'est un marché volatil et vide en termes d'ordres, de volumes, d'idées, de réactions d'investisseurs», détaille-t-il, joint par l'AFP. «Le sentiment des investisseurs oscille toujours entre la crainte de rater un rallye (mouvement de hausse, ndlr) et les inquiétudes d'une nouvelle escalade», résume en Allemagne Andreas Lipkow, une analyse valable à Paris également.
Des prochains jours «décisifs»
Parmi le flot des nouvelles du jour, les investisseurs ont pu être rassurés par une information du Wall Street Journal, selon laquelle le président américain Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire. Les prochains jours seront «décisifs», a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, en assurant que les discussions avec l'Iran «se renforcent».
Parmi les valeurs du CAC 40, Capgemini a enregistré la plus forte progression du jour (+2,68% à 100,50 euros). Inversement, Bureau Veritas, le leader mondial d'évaluation de conformité et de certification qualité, a enregistré le plus fort recul (-2,80% à 25,70 euros). Son objectif de croissance trimestrielle a été revu à la baisse par une note de JP Morgan. Hors CAC 40, le titre de la société biopharmaceutique Poxel a bondi de plus de 60% à 0,39 euros. La société basée à Lyon a annoncé "un accord définitif» avec SCYNEXIS, une société de biotechnologie américaine cotée au Nasdaq.