Déjà 10'000 signatures
La révolte contre les lunettes Meta arrive en Suisse, une pétition demande leur interdiction

Les ventes de lunettes connectées explosent en Suisse, mais une pétition qui a déjà recueilli 10'000 signatures demande leur interdiction au Conseil fédéral. Les risques pour la vie privée sont pointés du doigt.
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La marque Meta détient 84% des parts de marché et quelque 8,7 millions de paires ont été vendues en 2025.
Photo: Shutterstock
Toan Izaguirre

Une levée de boucliers. Les lunettes connectées qui permettent, entre autres fonctionnalités, de filmer discrètement inquiètent partout. Une pétition qui demande au Conseil fédéral de les interdire a déjà récolté 10'000 signatures, relate la «RTS» ce mercredi 19 août. Les pétitionnaires s'inquiètent et soulignent la crainte croissante d'être filmé à leur insu. Leur slogan: «Pas de joujou pour les stalkers». Ils mettent en avant les risques pour les femmes et les enfants d'être filmés sans leur consentement. 

Si les lunettes disposent d'une lumière LED qui prévient qu'un enregistrement est en cours, certaines personnes mal intentionnées peuvent la modifier pour contourner cette fonctionnalité censée protéger. Mais pour les pétitionnaires, malgré ces garde-fous, il faut une interdiction totale «car une caméra qu'on peut porter comme une paire de lunettes ordinaire transforme n'importe quel environnement en lieu d'enregistrement potentiel», écrivent-ils.

Les lunettes connectées de plus en plus populaires

La société Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, domine aujourd'hui le marché des lunettes connectées. La marque détient 84% des parts de marché et quelques 8,7 millions de paires ont été vendues en 2025, rappelle le quotidien «Le Temps». Ces accessoires séduisent aussi de plus en plus en Suisse, selon la RTS: leurs ventes ont bondi de 44% entre janvier et mai chez Digitec Galaxus.

Plus tôt ce mois-ci, en Allemagne, une organisation de défense des droits numériques avait déposé une plainte pénale contre Meta, alléguant que ces appareils violent les lois allemandes sur la protection de la vie privée, rapportait le quotidien «Der Spiegel». 

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