Pour bien démarrer la journée, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce mercredi 8 avril. C'est parti:
Campings valaisans sous pression après des fermetures
La task force réunissant l’Etat du Valais, les communes et les propriétaires de campings a tenu sa première séance mardi, après des fermetures jugées trop rapides. Les échanges ont permis d’améliorer le dialogue et la transparence, selon «Le Nouvelliste». Les six campings concernés devront mandater des expertises en dangers naturels afin d’adapter leurs mesures de sécurité. Des réouvertures partielles restent possibles si des efforts sont réalisés. Les communes pourraient soutenir certains coûts. L’association Campings Valais Wallis cherche aussi des solutions de financement pour les études, protections ou relocalisations. Enfin, l'Etat passe au crible tous les sites de camping de son territoire et se penche notamment sur leur conformité légale.
La hotline des violences domestiques surchauffe à Zurich
La hotline destinée aux victimes de violences dans le canton de Zurich est très utilisée, selon la directrice de la justice Jacqueline Fehr. «Nous constatons qu’il existe une réelle demande, y compris la nuit», a-t-elle déclaré dans une interview accordée aux titres alémaniques de Tamedia. Ce service est en place depuis novembre 2025. Le retard de la mise en service du numéro court suisse (142) pour les victimes de violences domestiques met Jacqueline Fehr «hors d’elle». Elle critique Swisscom et l’Office fédéral de la communication. Selon elle, une telle hotline est réclamée depuis au moins dix ans. La conseillère d’Etat socialiste zurichoise indique avoir écrit aux trois conseillers fédéraux concernés. «Ce qui m’agace particulièrement, c’est que cela reflète un schéma: sans pression très forte, les autorités ont tendance à reléguer la question des violences domestiques au second plan», a-t-elle dénoncé. Elle estime toutefois que la hotline nationale sera disponible, comme prévu, en mai.
Viège explose les compteurs des pendulaires
Viège (VS) est, proportionnellement à sa population, le plus grand pôle d’attraction de pendulaires en Suisse. Le solde pendulaire y atteint 103,8% de la population résidente de plus de 15 ans, d’après des données de l’Office fédéral de la statistique rapportées par CH Media. Autrement dit, la population de la commune doublerait si tous les pendulaires et habitants étaient présents simultanément. Cette situation s’explique notamment par la présence de l’entreprise pharmaceutique Lonza. Derrière Viège figure Kloten (ZH), portée par l’aéroport de Zurich. Ecublens (VD) est aussi un important pôle d’emploi, avec la Radio Télévision Suisse et l’EPFL. A l’inverse, certaines communes proches des villes présentent un solde pendulaire négatif, comme Riehen (BS).
Faire payer les entreprises pour la maladie fait débat
Le conseiller national socialiste Christian Dandrès propose de faire contribuer les employeurs aux coûts de l’assurance maladie. Estimant que de mauvaises conditions de travail nuisent à la santé des salariés, le Genevois vient de déposer une initiative parlementaire en ce sens, rapportent la «Tribune de Genève» et «24 heures». Christian Dandrès s’appuie sur des données montrant une hausse des risques physiques et psychosociaux (stress, intensité, discriminations), dont les conséquences sont aujourd’hui assumées par les employés et les assurés. Il suggère aussi que les entreprises paient les certificats médicaux qu’elles exigent. L'Union patronale suisse rejette cette idée, évoquant des causes de santé multiples et le risque de charges supplémentaires injustes. Les experts confirment une intensification du travail et une hausse du stress, malgré une satisfaction globale élevée. Si l’absentéisme augmente, la part exacte liée au travail reste difficile à établir.
Les métiers artisanaux en perte de vitesse
Le nombre d’offres d’emploi dans les métiers artisanaux a diminué, selon les titres Tamedia. «Tous les métiers de ce segment ont évolué négativement», a indiqué l’économiste Virginia Sondergeld au groupe de presse. Elle travaille pour la plateforme d’emploi Indeed, qui a analysé ces données. Les employeurs ont publié plus de 18% d’annonces en moins en février par rapport à la même période l’an dernier. Pour l’Union patronale suisse, il s’agit plutôt d'«une retenue conjoncturelle dans les nouvelles publications» que d’un recul structurel, a déclaré son porte-parole Stefan Heini. L’expert du marché du travail Michael Siegenthaler, de KOF Centre de recherches conjoncturelles, évoque quant à lui une récession dans laquelle l'industrie se trouve depuis un certain temps.