Le gouvernement tessinois critique la décision du Conseil fédéral de ne pas modifier, pour l'instant, l'ordonnance sur la péréquation financière et la compensation des charges. Une adaptation aurait mieux pris en compte les spécificités des cantons frontaliers.
Le Conseil d'Etat tessinois estime que la décision du gouvernement creuse le fossé entre Bellinzone et Berne et met en péril la cohésion nationale, selon une prise de position publiée mardi.
La modification soumise à consultation concerne l'introduction d'une nouvelle méthode, qui prendrait en compte les revenus des frontaliers dans un indicateur clé de la capacité financière d'un canton, le potentiel de ressources. Les marchés du travail des cantons frontaliers se caractérisent par un nombre élevé de frontaliers et des salaires inférieurs à la moyenne, a souligné le gouvernement tessinois.
Un système plus équitable
Malgré la décision du Conseil fédéral, le canton du Tessin poursuivra son engagement, a-t-il ajouté. L'objectif est de parvenir à un système de péréquation financière plus équitable et mieux adapté à la réalité du canton du Tessin, qui contribue à réduire les «différences intercantonales croissantes».
En outre, face au «manque de sensibilité politique», le Conseil d'Etat prendra d'autres mesures pour défendre les intérêts du canton du Tessin. Celles-ci seront annoncées dans les semaines à venir.