Les 5 infos suisses du jour
La Confédération sous le feu des critiques face aux produits contaminés

Au menu de ce vendredi 10 avril: la lenteur des autorités face aux produits contaminés, les Suissesses et la ménopause, la frontière du lac de Constance, le projet du Servette FC à Vernier, et enfin, une plante invasive à Cortaillod.
Un fabricant et la Migros ont rappelé toute une gamme de fromages en raison d’un risque de salmonelles à Pâques.
Photo: KEYSTONE

Pour terminer la semaine en beauté, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce vendredi 10 avril. C'est parti: 

1

La Confédération accusée d’alerter trop tard sur des produits contaminés

L'association alémanique de protection des consommateurs Konsumentenschutz a critiqué dans les journaux alémaniques de Tamedia les retards de la Confédération dans la diffusion d’alertes concernant des denrées alimentaires contaminées. «Jusqu’à présent, l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) n’a pas été en mesure de nous expliquer de manière plausible pourquoi ces retards se produisent», a déclaré Sara Stadler, représentante de l'association à Tamedia. Le groupe de presse cite un exemple récent: le Vendredi saint, un fabricant et un grand distributeur ont rappelé toute une gamme de fromages en raison d’un risque de salmonelles, mais l’OSAV n’a réagi que quatre jours plus tard. Selon Tamedia, la liste des cas de retard pourrait être allongée à volonté. L’Office fédéral a toutefois contesté ces accusations: «En présence de risques aigus pour la santé, l’OSAV publie immédiatement une mise en garde publique», a indiqué une porte-parole.

2

Des milliers de Suissesses mal prises en charge à la ménopause

En Suisse, les femmes en période de ménopause doivent parfois attendre des années avant d’obtenir un traitement adéquat, rapportent les titres CH Media. Selon des estimations, 330’000 femmes souffrent de troubles de la ménopause nécessitant une prise en charge. Petra Stute, responsable du centre de la ménopause à l’Hôpital de l'Ile à Berne, identifie trois causes principales à cette lacune dans les soins: d’une part, les femmes ne sont plus disposées à supporter ces symptômes sans traitement; d’autre part, la formation des médecins spécialistes a pris du retard; enfin, la pression économique accrue sur les cliniques et cabinets médicaux complique la prise en charge.

3

La frontière du lac de Constance toujours sans délimitation

La Confédération ne souhaite pas définir clairement la frontière nationale sur le lac de Constance, selon Blick. Un traité d’Etat visant à harmoniser la frontière avec l’Allemagne ne couvre en effet que le tronçon allant de Bâle à Constance. La partie de l’Obersee (lac supérieur) a été volontairement exclue, «car les Etats riverains souhaitent maintenir le statu quo», a indiqué l’Office fédéral de topographie. Le canton de Saint-Gall s’est dit irrité par cette décision, estimant que l’objectif de clarifier le tracé de la frontière n’est pas atteint. Il demande au Conseil fédéral, à défaut d’une délimitation complète, de présenter au moins clairement la situation actuelle.

4

Vernier fait capoter le projet de centre du Servette FC

A Vernier, le projet de centre de formation du Servette FC, prévu d’ici 2031 sur le site de Crotte-au-Loup, subit un sérieux revers. Après l’avoir soutenu avec des réserves liées aux nuisances redoutées pour les habitants, la Commune retire son appui, écrit la «Tribune de Genève». Lors de sa première séance, le Conseil municipal vernolan nouvellement élu a estimé «inacceptables» les dernières propositions techniques du Canton, jugées contraires aux engagements initiaux. Ce revirement fragilise une solution clé pour relocaliser le Cycle d’orientation du Renard sur la parcelle actuellement occupée par l’académie du Servette FC, à Balexert, dans un contexte déjà tendu avec des oppositions à Onex et aux Evaux. Sollicitées par le journal, les autorités vernolanes n'ont pas détaillé leur position.

5

Une plante invasive inquiète les autorités de Cortaillod

A Cortaillod (NE), un naturaliste amateur, Mauro Placi, a alerté les autorités sur la prolifération du laurier-cerise, qualifié de «bombe à retardement», rapporte «ArcInfo». Ce cas local illustre un phénomène plus large touchant de nombreuses communes du Littoral neuchâtelois: longtemps prisée pour ses haies faciles d’entretien, cette plante invasive colonise désormais des milieux naturels. Elle y concurrence la flore indigène en accaparant lumière et espace, sa dispersion étant facilitée par les oiseaux friands de ses baies. Si son expansion reste «à contrôler de près», selon le Service cantonal de la faune, des forêts et de la nature, d’autres espèces comme la renouée du Japon et le buddleia de David suscitent davantage d’inquiétude en raison de leur impact durable et de leur difficulté d’éradication. Ceci dans un contexte où la législation n'impose pas d’arrachage systématique même si ces trois espèces, comme 50 autres, sont interdites à la vente depuis octobre 2024.

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