En bref
- Blick a fait le tout du Venoge Festival, à Penthaz (VD), pour dégoter de quoi manger pour moins de 10 francs. Saucisses, nouilles, sandwiches et desserts, voici quelques trouvailles.
- Les organisateurs visent un équilibre entre qualité, diversité et efficacité, avec un budget alimentaire moyen plutôt de l'ordre de 15 à 18 francs par soir.
- Des options à moins de 10 francs subsistent, en particulier dans les festivals de taille modeste comme Venoge et Festi'neuch, un peu moins chez les gros comme Paléo et Montreux Jazz.
Vous vous êtes offert un billet pour David Guetta, Damso, Lisa Stanfield, Marguerite ou Fatal Bazooka et n’avez (presque) plus d’argent? Et vous voulez quand même manger quelque chose dans l’un des nombreux stands du Venoge festival? Pas de panique, Blick a la solution.
Après des fortunes diverses à Festi’neuch, Montreux Jazz et Paléo, nous nous sommes lancé une dernière fois le défi de trouver de quoi se nourrir pour 10 francs seulement aux stands d’un festival. Le mieux, ce serait même de trouver quelques légumes et un dessert à ce prix-là.
Certes, depuis 2023 et le changement de dimension du festival, les repreneurs – la boîte d’événementiel Grand Chelem – mettent l’accent sur les expériences VIP pour les festivaliers prêts à mettre des sous en plus. Mais cela ne veut pas dire que nous n’avons rien trouvé.
«A part dans une kermesse ou une fête de village, cela paraît compliqué d’en rester à 10 francs. Les tenanciers de stands sont bien obligés de gagner leur vie et les prix sont presque partout les mêmes», expliquent en chœur Fabrice Schneiter et Frédéric Surdez, les deux responsables des stands de nourriture au Venoge festival.
Ils fixent plutôt la barre un peu au-dessus autour de 15 à 18 francs. «Le prix n’est pas notre priorité première, assurent les bénévoles dont le vrai travail est très éloigné de la restauration. On met l’accent sur la qualité, la diversité, le professionnalisme. Et si les stands ont l’habitude de faire des festivals, c’est parfait.»
Leur but? Que «tout le monde soit content», aussi bien les festivaliers, que les tenanciers et l’organisation. «Celui qui ne trouve vraiment rien à son goût ou pour son budget, on peut vraiment dire qu’il est compliqué à satisfaire.»
«A part dans une kermesse ou une fête de village, cela paraît compliqué d’en rester à 10 francs. Les tenanciers de stands sont bien obligés de gagner leur vie et les prix sont presque partout les mêmes», expliquent en chœur Fabrice Schneiter et Frédéric Surdez, les deux responsables des stands de nourriture au Venoge festival.
Ils fixent plutôt la barre un peu au-dessus autour de 15 à 18 francs. «Le prix n’est pas notre priorité première, assurent les bénévoles dont le vrai travail est très éloigné de la restauration. On met l’accent sur la qualité, la diversité, le professionnalisme. Et si les stands ont l’habitude de faire des festivals, c’est parfait.»
Leur but? Que «tout le monde soit content», aussi bien les festivaliers, que les tenanciers et l’organisation. «Celui qui ne trouve vraiment rien à son goût ou pour son budget, on peut vraiment dire qu’il est compliqué à satisfaire.»
Campagne vaudoise = saucisse
Malgré David Guetta à la prog', on reste à Penthaz. Et qui dit campagne vaudoise, dit forcément saucisse – de veau, schublig ou merguez, comme vous préférez. Juste en face de l’entrée, la saucisse et son morceau de pain coûtent 9,50 francs. Ce n’est pas rien.
Côté saucisses, notons encore le stand «Aux Greubons vaudois», présent pour la première fois. D’un grand panneau, il annonce la couleur: «Tout à 12 francs», une vue assez rare en festival. «Je me suis dit que c’était une bonne idée. Chez moi, on en a pour son argent», rigole le patron des lieux.
Et en effet, les barquettes sont remplies de pommes de terre marinées à l’ail et les saucisses valent le détour. Pour le même prix, il propose aussi des barquettes apéritif à choix, entre du pâté, du saucisson, des cornichons, des oignons ou des olives. Pour deux balles de plus que notre défi, on a mangé pour la soirée – et local, en plus de cela.
Une épéclée de nouilles
Une épéclée, dans le pays de Vaud, ça veut dire un bon gros tas de quelque chose. Et en festival, pour obtenir quelque chose du genre, on se tourne souvent vers les stands asiatiques et leurs platées de nouilles.
Mais trouver ce délice pour moins de 10 francs devient de plus en plus compliqué, avec les années qui passent. Mais au Venoge, on en a trouvé une relique, sous la forme du stand vietnamien «Rach Giá». Les petites portions de nouilles sautées, aux légumes accompagnées de poulet ou de tofu, sont à 10 francs tout pile.
D’autant plus que les «petites portions» ne sont pas à sous-estimer. Et ce n’est pas tout: si vous en avez marre des frites, la portion de riz cantonais est à 7 francs. Ajoutez-y du poulet curry ou un nem, et vous en aurez là encore pour 10 francs.
Derrière les immenses woks remplis à ras bord, on trouve une fort sympathique équipe de Renens. Ils n’ont pas de restaurant le reste de l’année, mais font le tour des festivals de la région (Festival de la Cité, Fête de la musique de Lausanne, etc.) l’été. Points bonus, leurs revenus sont envoyés au Vietnam «pour fournir du riz aux familles qui ne le peuvent pas», assure l’épouse du boss des lieux dans un grand sourire.
Quelques trouvailles et desserts en vrac
La portion de frites peut descendre jusqu’à 5 francs, par exemple dans le joli petit stand «Le Mauricien». Parmi «les saveurs authentiques de l’île Maurice», on peut aussi trouver trois samoussas à 5 francs ou un wrap au thon à 9,50 francs.
D’autres possibilités? Des empanadas à 7,50 francs, des Naan nature à 5 francs, à l’ail pour un franc de plus et au fromage pour 7 francs. Ou encore des coixinhas du stand portugo-brésilien «Chez Cocorico». Cette petite boule de pâte frite enfermant de la viande ressemble à un arancino italien et ne coûte que 6 francs.
Et niveau desserts, dans le même stand, un pastel de Nata à 3,50 francs est toujours un bon choix. Au-delà de cette petite tarte feuilletée portugaise, on peut aussi se tourner vers les glaces à l’eau vaudoises de «Paleta Loca», qui coûtent 4 francs la pièce.
Et on dit «se tourner» très littéralement, parce qu’à côté du stand, on trouve un immense matelas gonflable au milieu duquel tournicote une planche de surf. Restez dessus le plus longtemps possible et vous gagnerez le droit d’ajouter des toppings (en français, garniture) à votre bâton glacé.
Fortunes diverses dans les festivals
Conclusion? Le défi était presque impossible à Montreux Jazz, très difficile à réaliser à Paléo mais possible en raison de la grosse variété de stands.
Et dans les deux festivals de plus petite envergure que nous avons testés, Festi’neuch et Venoge, il reste encore par endroits des stands qui n’ont pas suivi les augmentations des autres. Mais pour combien de temps encore?
On espère que cette petite série d’article vous aura permis de trouver des solutions culinairement satisfaisantes, malgré votre tout petit budget. Ainsi, il faudra surtout s’inquiéter lorsqu’il ne sera plus possible de manger en festival pour moins de 20 francs.