Conseil d'Etat vaudois
Roger Nordmann a annonce se représenter... et tacle Valérie Dittli

Roger Nordmann, conseiller d'Etat vaudois, annonce sa candidature à sa réélection en février 2027. Le socialiste souhaite conserver son poste à la tête du Département de la santé et de l'action sociale.
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Roger Nordmann, conseiller d'Etat vaudois, annonce sa candidature à la réélection en février 2027.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

En toute logique, le très récent conseiller d'Etat vaudois en charge de la santé Roger Nordmann sera candidat à sa réélection au gouvernement vaudois en février prochain. Le socialiste lausannois a confirmé son intention jeudi au journal «Le Temps». Il dit aussi vouloir conserver le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).

L'ex-conseiller national a remplacé ce printemps sa camarade Rebecca Ruiz au château Saint-Maire et à la tête de la santé vaudoise, lors d'une élection complémentaire. Il est désormais le troisième candidat annoncé à la «primaire» du PS vaudois, après les conseillers nationaux Samuel Bendahan et Jessica Jaccoud.

Les personnes intéressées ont jusqu'au 24 août pour déposer leur candidature. Le ticket PS – très certainement à trois – sera désigné lors du congrès extraordinaire du parti le 26 septembre prochain à Aubonne. Pour rappel, la sortante Nuria Gorrite a annoncé en juillet qu'elle quitterait le gouvernement vaudois l'an prochain, après quinze ans de fonction. L'objectif de la gauche est de reconquérir la majorité au gouvernement cantonal.

«Ce DSAS me convient parfaitement»

«Oui, bien sûr, je serai candidat, et je souhaite conserver le DSAS. Je me suis plongé dans ces dossiers, et je les trouve passionnants. Ce département me correspond très bien. Il combine une forte dimension humaine – j'adore aller sur le terrain et discuter avec les gens – et la compréhension d'un système complexe. Même si la santé n’était pas mon domaine de spécialité, ce département me convient parfaitement», affirme Roger Nordmann dans le média.

«Ça ne ferait aucun sens de devenir conseiller d'Etat pour neuf mois sans se projeter dans le long terme. Si le parti et les Vaudois le veulent, je continuerai évidemment», ajoute-t-il, plaidant pour «un canton plus solidaire et qui sorte de l’étouffement financier». Il dit aussi vouloir renforcer les soins de proximité et stabiliser le CHUV. Le ministre de gauche alerte aussi sur les coupes qui frapperaient son département en cas d'acceptation de l'initiative populaire des 12% (baisse d'impôts), soumise au peuple le 27 septembre prochain.

Valérie Dittli taclée

Dans l'entretien accordé au Temps, il tacle aussi sa collègue centriste Valérie Dittli et sa dernière conférence de presse. «J'ai été assez surpris par cette démarche. Le canton se porterait certainement mieux sans ce genre d'événements».

Et de poursuivre plus loin: «Nous avons besoin d'une politique qui s'occupe du canton plutôt que d'elle-même. Les affaires Dittli ont occupé trop de bande passante». «Le canton doit se projeter vers l'avenir et relever ses grands défis: la numérisation, dans laquelle Vaud n'est pas en avance; la formation, rendue plus difficile par l'évolution de la société et la santé psychique des jeunes; ainsi que la prévention et l'adaptation au changement climatique», énumère-t-il en priorité.

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