Et autres restrictions
La piscine de Porrentruy double ses tarifs pour les non-résident suisses

La piscine de Porrentruy a rouvert ce week-end avec, à la clé, une nouvelle série de mesures visant les étrangers. L'année dernière déjà, l'établissement avait fait parlé de lui en interdisant son accès aux non-résidents suisses.
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L'établissement avait provoqué la polémique l'année dernière en interdisant son accès aux frontaliers.
Photo: keystone-sda.ch
Raquel Alonso

La piscine de Porrentruy continue de faire parler d’elle. L’an dernier, l’établissement jurassien avait suscité la polémique en interdisant son accès aux étrangers ne résidant ni ne travaillant en Suisse, à la suite de plusieurs incivilités. La Commission fédérale contre le racisme avait notamment jugé la décision problématique. Celle-ci a encore récemment été décriée dans le cadre d'une opposition signée par 17 personnes. Ce week-end, la piscine a rouvert ses portes, offrant à ses visiteurs un îlot de fraîcheur face aux fortes chaleurs. Mais elle a aussi durci son règlement tarifaire.

Cette année, l’entrée n’est plus réservée aux seuls résidents suisses, mais les autorités ont néanmoins renforcé leur système de tarification différenciée, en place depuis plusieurs années, révélait hier soir la RTS. Les personnes ne vivant pas et ne travaillant pas en Suisse devront désormais payer deux fois plus cher: pour eux, le prix du billet passe cette année de 12 à 15 francs, contre 7,50 francs pour un «indigène», selon les termes de la piscine. Le même principe s’applique aux enfants: le prix est passé de 5 à 8 francs pour les non-résidents, contre 4 francs pour les jeunes «indigènes».

Les non-résidents ne pourront pas se procurer d'abonnement

D’autres distinctions sont désormais en vigueur: les Suisses ou ceux qui y travaillent peuvent accéder à la piscine sans réservation, tandis que les autres doivent impérativement acheter leur billet en ligne, présenter une pièce d’identité à l’entrée et ne peuvent ni acheter de cartes multi-entrées ni d’abonnements saisonniers.

Le président du syndicat intercommunal chargé de la gestion de la piscine a défendu ce sytème au micro de la RTS: «C’est plutôt nos citoyens, les Jurassiens et les frontaliers qui ont des permis de travail, qui ont un rabais de 50%». Cette décision suscite toutefois des critiques. Interrogé par 20 Minutes, un homme de 24 ans explique: «Mes amis français ne viennent plus car c’est trop cher pour eux.»

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