Manif anti-G7 interdite
Le droit de manifester menacé à Genève, alertent les associations

Plusieurs associations dénoncent les réticences de la Ville de Genève face à la manif anti-G7. Elles appellent les autorités à garantir le droit de manifester. A savoir qu'il est protégé par la Constitution et les accords internationaux.
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Plusieurs associations dénoncent les réticences de la Ville de Genève pour la manifestation anti-G7 de juin.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Plusieurs associations dénoncent les déclarations récentes de plusieurs élus, dont la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis, contre la manifestation anti-G7 en juin. Elles leur demandent de faciliter ce rassemblement.

La semaine dernière, l'édile avait estimé «avoir le droit de dire non» à une manifestation prévue le 14 juin en marge du sommet du G7 à Evian (F) du 15 au 17 juin, étant donnée la menace de casse comme en 2003. De même, elle s'oppose à un village militant aux Bastions.

Un droit garanti par les Constitutions

Des déclarations «inacceptables», ont dit mardi l'Association des juristes progressistes (AJP), la Coordination genevoise pour le droit de manifester (CGDM) et la Ligue suisse des droits humains - Genève (LSDH) Genève. Elles rappellent que le droit de manifester est garanti par les Constitutions genevoise et fédérale et par plusieurs accords internationaux.

Les autorités cantonales et communales ont l'«obligation» de faciliter des conditions adaptées pour les participants, selon elles. Les appels à interdire préventivement des manifestations sont «irréalistes», ont-elles affirmé. Et d'insister sur l'importance de discussions citoyennes en marge des grands sommets internationaux.

Les associations demandent aussi aux autorités de rendre publiques les conclusions de l'investigation après des accusations de violences policières en octobre dernier lors d'une manifestation.

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