Après l'agression à Vidy le samedi 4 juillet dans l'après-midi, la femme de la victime, encore sous le choc, a témoigné auprès de «24 heures». «J’ai cru qu’ils avaient tué mon mari», déclare-t-elle au quotidien vaudois.
Elle raconte qu'avant l'attaque, le groupe d'agresseurs leur tournait autour et que l'un d'eux fixait son compagnon. Lors de l'agression, profitant du fait que les assaillants ont crié qu'ils ne tapaient pas les femmes, elle et sa sœur ont fait rempart de leur corps pour protéger son mari. Elle décrit des individus au comportement «froid, méthodique et organisé», qu'elle avait entendus s'entraîner au combat.
Un groupuscule néonazi?
Elle est persuadée que ces hommes appartiennent à l'Active Club Romandia, un groupe néonazi adepte des sports de combat. Pour faire avancer l'enquête, elle a publié leur photo sur les réseaux sociaux afin de recueillir des témoignages. Le couple envisage de porter plainte mais craint des représailles.
Le Parti socialiste lausannois a condamné l'agression et dénoncé la banalisation de l'extrême droite. Alors que l'indignation grandit à Lausanne, les forces de l'ordre ont intensifié leurs recherches pour identifier les auteurs de l'attaque.