Julien Eggenberger, candidat socialiste
«Le PLR fait la campagne la plus dure et caricaturale que j’ai jamais vue»

Les élections approchent: le 8 mars, Lausanne remet en jeu une partie de sa Municipalité à majorité de gauche. Interview du candidat socialiste Julien Eggenberger, qui a beaucoup à jouer du côté de l'alliance PS/Vert-e-s/POP.
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Candidat de l'alliance de gauche, Julien Eggenberger veut être un des nouveaux visages socialistes à la Municipalité de Lausanne.
Photo: Keystone
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Léo MichoudJournaliste Blick

A Lausanne, il y a les partis qui ont quelque chose à gagner, et ceux qui ont beaucoup à perdre. C'est le cas du parti socialiste, qui compte trois membres à la Municipalité depuis 2006. Plus généralement, c'est la situation de l'alliance de gauche, qui ne laisse à ses adversaires politiques que des miettes – un siège PLR à la Muni et une minorité au Conseil communal.

Les enjeux de l'élection à la Muni

Drogue, police, logement, chantiers et commerçants mécontents: L’heure des élections approche à Lausanne, et la Municipalité a des dossiers chauds plein les bras. Ces dernières années, le collège actuel – six élus de gauche (3 PS, 2 Vert-e-s, 1 POP) pour un PLR – a essuyé nombre de critiques venues de tous bords. Face à l’immobilisme, certains se demandent s’il ne faudrait pas du sang neuf et des idées nouvelles.

Un élément pourrait changer la donne: le passage au bulletin unique. Depuis cette campagne, les électeurs et les électrices ne votent plus pour une liste complète mais doivent cocher les noms soutenus individuellement (7 choix). Une situation qui met à risque le siège obtenu grâce à l’alliance de gauche par le POP. Des formations du centre et de la droite de l’échiquier politique espèrent en profiter.

A cinq semaines du premier tour (le 8 mars), Blick publie sa série d’interviews de candidates et de candidats à l’exécutif du chef-lieu vaudois. De gauche à droite de l’échiquier politique, nous avons isolé cinq profils qui espèrent insuffler un vent de fraîcheur à Lausanne… et qui ont des chances de récolter des voix.

Dans l’ordre du tirage au sort des listes, nous avons commencé la semaine dernière par la Vert’libérale Virginie Cavalli. Viennent ensuite Guillaume Matthey chez Ensemble à Gauche, puis Valentin Christe pour l'UDC et Mathilde Maillard côté PLR. Enfin, nous terminerons une semaine avant le premier tour par un représentant de l’alliance de gauche (PS/Vert-e-s/POP).

En savoir plus sur les enjeux communaux à Lausanne

Drogue, police, logement, chantiers et commerçants mécontents: L’heure des élections approche à Lausanne, et la Municipalité a des dossiers chauds plein les bras. Ces dernières années, le collège actuel – six élus de gauche (3 PS, 2 Vert-e-s, 1 POP) pour un PLR – a essuyé nombre de critiques venues de tous bords. Face à l’immobilisme, certains se demandent s’il ne faudrait pas du sang neuf et des idées nouvelles.

Un élément pourrait changer la donne: le passage au bulletin unique. Depuis cette campagne, les électeurs et les électrices ne votent plus pour une liste complète mais doivent cocher les noms soutenus individuellement (7 choix). Une situation qui met à risque le siège obtenu grâce à l’alliance de gauche par le POP. Des formations du centre et de la droite de l’échiquier politique espèrent en profiter.

A cinq semaines du premier tour (le 8 mars), Blick publie sa série d’interviews de candidates et de candidats à l’exécutif du chef-lieu vaudois. De gauche à droite de l’échiquier politique, nous avons isolé cinq profils qui espèrent insuffler un vent de fraîcheur à Lausanne… et qui ont des chances de récolter des voix.

Dans l’ordre du tirage au sort des listes, nous avons commencé la semaine dernière par la Vert’libérale Virginie Cavalli. Viennent ensuite Guillaume Matthey chez Ensemble à Gauche, puis Valentin Christe pour l'UDC et Mathilde Maillard côté PLR. Enfin, nous terminerons une semaine avant le premier tour par un représentant de l’alliance de gauche (PS/Vert-e-s/POP).

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Ensemble, le PS, les Vert-e-s et le Parti ouvrier populaire (POP) doivent composer avec deux départs annoncés. Celui de Florence Germond (PS) aux Finances et à la mobilité, et celui de David Payot (POP) à la tête d'Enfance, jeunesse et quartiers. A leur tour donc, de se prêter au jeu des interviews de campagne. Parmi leurs six candidats, qui ont tous leurs chances, c'est le député au Grand Conseil Julien Eggenberger que Blick a rencontré.

Ce prof de 44 ans enseigne à l'Etablissement primaire et secondaire Isabelle-de-Montolieu. En fin d'année, il s'est beaucoup engagé contre le serrage de ceinture au budget cantonal en fin d'année, à la fois comme syndicaliste et comme vice-président de la commission des Finances. C'est vers Lausanne qu'il doit désormais se tourner.

Julien Eggenberger, pas trop difficile de viser l’une des deux places les plus convoitées et de risquer un échec qui n’a pas eu lieu depuis 20 ans?
Franchement, je prends beaucoup de plaisir à faire cette campagne. Je m’intègre à une formule gagnante qui, manifestement, convient à la population lausannoise puisqu’elle l’a renouvelée dans la même composition depuis 2006. En fait, on est la seule vraie alliance de partis pour la Muni. La droite part désunie, les Vert’libéraux et Le Centre veulent surtout booster leur liste au Conseil communal. Nous sommes une alliance qui partageons l’essentiel, avec des différences sur certains points.

La population ne pourrait-elle pas avoir envie de changement?
Personne ne conteste qu’il y a des problèmes à résoudre. Nous n’avons pas peur de le constater. Si on se présente aux élections, ce n’est pas pour avoir une récompense pour notre gestion. C’est parce qu’on sait qu’il y a encore des projet à mener, des solutions à trouver. On le fait avec une vision optimiste de la politique. Je m’étonne de voir nos concurrentes et concurrents PLR et UDC porter une image aussi catastrophique de notre ville. On se demande parfois s’ils l’aiment vraiment…

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C’est paradoxal, le PLR passe l’essentiel de son temps à critiquer le bilan de Pierre-Antoine Hildbrand
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
»

La Municipalité actuelle est souvent accusée de «mollesse». Que ferez-vous, si vous êtes élu, pour éviter de vous faire traiter de mou?
Notre objectif n’est pas d’éviter les critiques, mais de répondre aux attentes des habitants. Les mesures annoncées ont été réalisées, même si certaines sont vues comme tardives. Un accord a été trouvé avec les commerçants et commerçantes, la présence policière dans la rue 24 heures sur 24 à la Riponne est enfin effective et il n’y a quasiment plus d’attente pour les places en crèche. La situation n’est pas parfaite, mais elle s’est améliorée. C’est amusant que la droite nous accuse de mollesse sur des éléments qui ont trait à l’économie locale et la sécurité publique. Alors même que ce sont des dicastères qui sont entre leurs mains. C’est paradoxal, le PLR passe l’essentiel de son temps à critiquer le bilan de Pierre-Antoine Hildbrand.

Oui, enfin surtout le travail d’ensemble de la Municipalité à majorité de gauche…
En résumé, ce serait la faute de la Municipalité quand ça va mal et le mérite du seul élu PLR quand ça va bien… Tout le monde peut jouer à ce jeu-là, mais ce n’est pas très constructif. On revendique une politique qui ne soit pas brutale. La Municipalité propose des alternatives, valorise la participation et les projets associatifs. Elle est à l’écoute des habitantes et habitants. Pour ce qui est de la brutalité, on peut regarder du côté de ce que le PLR a fait au Canton depuis qu’il est majoritaire. Cela a abouti à des restrictions budgétaires massives, à des manifestations et à des ruptures de négociations avec toutes sortes d’organisations de la société civile. Imaginez en cas de majorité de droite à la Ville…

Comme la Municipalité en place, vous plaidez pour la restriction d’accès aux espaces de consommation sécurisés (ECS). Est-ce une façon de pacifier l’espace public, notamment à la Riponne?
Je comprends cette décision, qui a été prise à la demande du Canton. En Suisse romande, il y a quatre ECS, dont deux à Lausanne. Ces mesures de restriction d’accès permettent de souligner que la ville de Lausanne fait largement sa part et que d’autres cantons et villes doivent faire la leur. Par ailleurs, je ne crois pas du tout à la théorie de l’appel d’air. Ce qui fait que les consommatrices et consommateurs viennent en ville, ce n’est pas l’ECS, mais c’est la disponibilité de substance. Pour apporter une réponse satisfaisante, il faut déjà admettre qu’il s’agit d’un problème de santé publique et aussi qu’il faut s’attaquer aux mafias qui contrôlent le trafic mondial de stupéfiants. Cela dépasse largement les petits dealers qu’on voit dans la rue. Si on n’arrive pas à admettre cette double dimension, on ne fait que de la répression au jour le jour et cela demeure inefficace.

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Je n’ai entendu aucun agent ou aucune agente de police revendiquer le droit de faire des commentaires racistes, sexistes ou homophobes
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
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Le PS, qui compte trois élus depuis 20 ans, a-t-il laissé faire des comportements discriminatoires au sein de sa police municipale?
Une partie des faits n’étaient pas connus, on ne peut pas dire que la Municipalité a «laissé faire». C’est d’ailleurs elle qui a pris l’initiative de la transparence sur ces comportements inadmissibles. Maintenant, il faut reconnaître un problème structurel. Ce n’est pas qu’une affaire de comportements individuels. En effet, ni les processus internes à la police, ni la hiérarchie, ni les autorités publiques n’ont réussi à empêcher que de tels comportements se produisent. Il s’agit maintenant de proposer des conditions de travail suffisamment attractives tout en réprimant les comportements problématiques. Je suis sûr que le corps de police n’est pas fier de ce qui s’est passé. Je n’ai entendu aucun agent ou aucune agente revendiquer le droit de faire des commentaires racistes, sexistes ou homophobes. Pour autant, ils et elles prennent très mal la lumière brutale mise sur eux.

Que préconisez-vous?
C’est compliqué, mais il faut changer la culture de travail, recoudre le lien entre la police et la population. Depuis novembre, il y a enfin davantage de patrouilles dans les rues. On voit plus souvent des gens discuter avec les agents et agentes, leur poser des questions ou leur demander le chemin. Ça fait aussi partie des missions de la police. On n’attend pas d’elles et eux qu’ils fassent du chiffre, on attend que la sécurité soit assurée. Au-delà de la répression des délits, ce sont des gardiennes et gardiens de la paix. La réforme en cours prendra du temps, les résultats concrets seront difficilement visibles. Le succès se mesurera au fait que notre police fera moins la une dans la presse pour des problèmes.

Par quelles mesures cela passera-t-il?
Je travaille dans un collège de quartier populaire. Mes élèves de 15-16 ans racontent des rapports conflictuels avec la police, mais ne souhaitent pas l’abolir, ni l’affaiblir. C’est justement dans ces quartiers que s’exprime le besoin de sécurité. Retisser des liens, cela passe par une police plus intégrée dans sa population. Et par l’ouverture du métier aux permis C, ou encore par plus de femmes policières. La sécurité est un droit qui se réalise par différentes politiques publiques: en plus de la police, nous avons besoin d’écoles impliquées, de dispositifs de prise en charge sociosanitaire, de centres socioculturels et de travail social hors les murs. La sécurité est un thème imposé par la droite et repris par les médias, mais les Lausannoises et les Lausannois que je rencontre me parlent d’abord de la crise du logement et de l’état de leur compte en banque. 

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Soyons pragmatiques, on doit construire des logements où on peut, sans faire dans la densification à outrance
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
»

Justement, Lausanne construit et va encore construire car sa population augmente. Comment faire pour que les logements ne soient pas trop éloignés du centre-ville?
La question n’est pas tellement d’être éloigné du centre-ville, mais que chacun, où qu’il se trouve, ait les services dont il a besoin à proximité. Dans de nombreux quartiers, les gens qui ne travaillent pas au centre peuvent bénéficier de services indispensables à proximité. Ce n’est pas le but de faire habiter tout le monde au centre. Pour autant, il y a des efforts à faire pour renforcer l’accessibilité du centre-ville, qui a gagné un attrait qu’on ne lui connaissait pas il y a 40 ans. Soyons pragmatiques, on doit construire des logements où on peut, sans faire dans la densification à outrance.

Vous avez des exemples?
On voit l’impact positif des grandes opérations – Les Falaises, Les Fiches Nord ou l’avenue de Provence – qui ont permis de fournir beaucoup de logements tout en assurant les équipements nécessaires et des espaces publics agréables. Même s’il y a des ajustements à faire, cela apporte satisfaction. On peut se balader aux Plaines-du-Loup pour comprendre. Il faut imaginer les arbres avec quelques années de plus, mais la qualité de vie est excellente. Et il y aura la même idée aux Prés-de-Vidy. Dans les bâtiments anciens, qui offrent des appartements pas trop chers, il vaut mieux les rénover plutôt que tout raser.

Certains plaident pour un retour à la Direction des travaux. Est-ce que c’est un dicastère qui vous plairait?
Je ne vais pas me mêler de la répartition des dicastères alors que les élections n’ont pas encore eu lieu. Mais il faut préciser que les trois plus gros chantiers en cours – le tram, la Riponne et la gare de Lausanne – ne sont pas menés par la Ville. Maintenant, c’est évident qu’on peut mieux faire en termes de coordination. Je me méfie des «y’a qu’à…». Je ne suis pas sûr que le fait de mettre les mêmes services sous une seule direction va vraiment tout changer. Globalement, il faut que les différentes directions collaborent mieux.

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Ce qui tue le commerce en ville, c’est la rapacité des propriétaires d’échoppes sur les loyers et la pression de la vente en ligne
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
»

Sur la mobilité, un «abonnement TL à 1 franc par jour» pour tous, est-ce que ce n’est pas une proposition un peu illusoire… voire populiste?
Non, pourquoi? On l’a déjà fait pour les jeunes et les retraitées et retraités. C’est une mesure de pouvoir d’achat, la priorité budgétaire que nous proposons pour la prochaine législature. Pour un ménage avec deux adultes, cela reviendrait à une économie de plus de 700 francs par année. L’autre mesure phare, ce sont les loyers abordables. On a prouvé que c’est possible dans les constructions réalisées par les sociétés d’utilité publique. C’est même rentable. Ces promesses sont finançables et réalisables. C’est une question de volonté politique: donner moins d’argent aux promoteurs et redistribuer, par exemple dans les transports ou les logements.

Malgré l’accord trouvé, la colère des commerçants est bien souvent dirigée contre vous, du moins contre votre alliance de gauche. Comment la comprenez-vous et que comptez-vous y faire?
Aujourd’hui, ce qui tue le commerce en ville, c’est la rapacité des propriétaires d’échoppes sur les loyers et la pression de la vente en ligne. Ce que peut y faire la Ville, c’est soutenir et valoriser les commerces. On peut augmenter le shopping touristique en se montrant plus attractif. On peut mieux gérer les chantiers. Mais surtout, il faut arrêter de dire aux gens que le centre-ville, c’est l’enfer. Ce n’est pas vrai. Ce discours négatif, porté par des candidates et candidats de droite, est délétère pour le commerce. Le meilleur exemple, c’est l’idée fausse que les parkings du centre-ville seraient toujours pleins. C’est faux. Avec les panneaux de disponibilité, installés depuis 2025, les voitures sont mieux réparties et on constate que les parkings ne sont presque jamais complets.

Quelle serait votre mesure phare à vous, celle qui vous tient à cœur?
C’est lié à ma profession, et je me suis engagé pour qu’elle figure dans notre programme. Aujourd’hui, on a beaucoup trop de jeunes qui sortent de l’école sans solution. Plus de 20% d’une classe d’âge est sans solution ou dans une filière de transition non certifiante. Encore plus à Lausanne. Cela doit être une priorité de la Ville, il est question de dignité et de cohésion sociale, mais c’est aussi efficace du point de vue financier: une personne sans diplôme ou apprentissage aura plus tendance à dépendre des régimes sociaux. On doit renforcer une entrée progressive dans l’apprentissage, pour que des élèves moins performants puissent trouver leur place dans des formations certifiantes, et pas dans les salles d’attente de mesures de transition. Le Centre de formation des Services industriels de Lausanne est un très bel exemple de dispositif renforcé. Les pouvoirs publics doivent initier un mouvement dans ce sens et y intégrer des acteurs privés.

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Si une seule ou un seul des six n’est pas élu, c’est un échec partiel de l’alliance
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
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Pensez-vous que votre nouveauté vous donne un avantage face à vos colistiers?
En général, les nouveaux candidats ne sont pas tellement devant aux élections. Mais je ne suis pas en compétition avec mes colistiers et colistières. La campagne montre qu’on est une alliance. On a des véritables valeurs communes et un vrai programme commun. Ma grille de lecture est socialiste: enjeux sociaux, pouvoir d’achat et cohésion sociale. Chacun doit pouvoir vivre de son travail. Et on doit soutenir les plus précaires et les plus faibles dans l’équation. Locataire, travailleuse et travailleur, personnes en exil…

Pour beaucoup, c’est le siège POP qui serait le plus à risque avec le bulletin unique. Est-ce que ce serait une catastrophe de ne pas obtenir les six sièges que vous visez?
Si une seule ou un seul des six n’est pas élu, c’est un échec partiel de l’alliance. C’est sûr. Xavier Roth (POP) a fait une super campagne, son parler vrai fait du bien en politique. Mais le choix appartient aux Lausannoises et aux Lausannois. On verra ce qu’amène le bulletin unique. J’ai observé les élections à Genève avant et après. Les gens ne mettent pas leur croix au hasard et les dynamiques d’alliance restent utiles. Ce système devrait aboutir à moins de bulletins invalidés, même si cela donne une plus grande prime à la notoriété de la candidate ou du candidat. Je serai très curieux d’analyser les résultats.

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Je suis très inquiet qu’on donne au PLR plus de marge de manœuvre
Julien Eggenberger, candidat socialiste à la Municipalité de Lausanne
»

Le PLR semble être dans la meilleure posture pour le récupérer et glaner un deuxième siège…
Ce que je constate, c’est que le PLR fait la campagne la plus dure et caricaturale que je n’ai jamais vue. Ils proposent les mêmes recettes qu’au canton: des baisses d’impôts et des attaques sur les prestations. Je suis très inquiet qu’on leur donne plus de marge de manœuvre. Leur programme va priver la ville de plus de 40 millions de recettes et ils veulent aussi rembourser la dette (pourtant en diminution) par idéologie et au détriment des investissements. Cela passerait par des coupes dans les prestations. Et sur la sécurité, on verra si le fait de critiquer le bilan de Pierre-Antoine Hildbrand, élu PLR, et de singer une partie des positions de l’UDC est une bonne stratégie.

Tout risque de se décider dans un second tour. Comment envisagez-vous les stratégies en place?
Franchement, tout est possible. Il peut même n’y avoir qu’un seul tour. Ceci dit, je me suis préparé à en faire deux. Mon agenda est rempli en fonction. Quel que soit le résultat au premier tour, l’alliance restera soudée. On ne va pas en lâcher un des trois partis, cela restera une candidature d’alliance, pour obtenir six sièges.

«Super scrutin» du 8 mars

Le 8 mars, la Suisse vote tous azimuts. Objets fédéraux sensibles, enjeux cantonaux brûlants et élections locales décisives: de Berne aux communes, c’est un véritable super scrutin qui s’annonce. Fiscalité, santé, institutions: tour d’horizon d’un dimanche à haute tension démocratique.

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