Fonctionnement à flux tendu
La police cantonale jurassienne confrontée à un sous-effectif

La police jurassienne fait face à un manque d’effectifs et fonctionne à flux tendu, selon le gouvernement. Les autorités renforcent le recrutement et lancent une étude pour améliorer l’organisation et les conditions de travail.
Cette situation s'explique par l'absorption de la police communale de Delémont, l'intégration de Moutier et l'assèchement des recrutements.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

La police cantonale jurassienne est actuellement en situation de sous-effectif avec un manque d'environ une vingtaine de policiers. Dans ce contexte, la police fonctionne à flux tendu, relève le Gouvernement jurassien dans sa réponse publiée lundi à une question écrite.

Cette situation s'explique par l'absorption de la police communale de Delémont le 1er janvier 2026 et par l'intégration de la Ville de Moutier au sein du canton du Jura. A cela s'ajoute l'assèchement du bassin de recrutement des policiers formés en Suisse romande.

La police mène donc une politique de recrutement active, tant pour les policiers formés que pour les aspirants avec une augmentation du nombre d'aspirants de police en formation. Le Gouvernement jurassien avait annoncé en mars le lancement d'une étude externe destinée à améliorer le recrutement.

Cette analyse indépendante doit identifier les leviers propres à garantir l’efficience de l’organisation et des conditions de travail correctes. L'année dernière, quatorze policiers et un assistant de sécurité publique ont quitté la police sur un effectif total d'environ 180 collaborateurs.

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