La majorité de droite du Conseil municipal de la Ville de Genève ne veut pas qu'un village alternatif ou qu'un camping pour les militants soient autorisés sur le territoire municipal. Une résolution du Parti libéral-radical (PLR) en ce sens, adressée à l'exécutif de la Ville, a été acceptée mercredi soir.
Non contraignant, ce texte discuté en urgence a été accepté par 42 voix contre 37, à l'issue d'un débat animé. Des militants du collectif NoG7, qui avaient pris place dans la tribune de public, ont été expulsés. Ils avaient crié leur colère quand des élus de droite s'exprimaient.
«La question est réglée»
Les débats ont principalement porté sur le droit de manifester et les risques liés à une grande mobilisation. Mais au final, le Conseil administratif a rappelé que cela ne relevait de toute manière pas de la compétence de la Ville de Genève, mais bien de celle du canton.
La conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis, en charge du département de la sécurité et des sports, a aussi souligné qu'il n'y aurait pas de camping pour les militants sur le territoire de la Ville. «Ce qui n'entrave en rien le droit de s'exprimer», a-t-elle ajouté.
S'agissant d'un village militant dans le parc des Cropettes, comme cela avait été évoqué, «la question est réglée», selon la magistrate. En effet, le canton a interdit toute manifestation du 12 au 17 juin dans l’espace public, à l’exception des manifestations déjà dûment autorisées, a-t-elle souligné. Un village alternatif est donc de facto exclu.
De son côté, le maire de la Ville de Genève Alfonso Gomez a salué les avancées des discussions entre le canton et la France pour l'organisation d'un village de l'autre côté de la frontière. Il faisait référence aux annonces du jour du Conseil d'Etat.