1200 personnes dans les rues
Le bras de fer se durcit entre Genève et ses fonctionnaires

Près de 1200 fonctionnaires ont manifesté mardi à Genève contre des coupes budgétaires prévues pour 2027. Les syndicats dénoncent des mesures affectant les plus précaires et appellent à une forte mobilisation pour le 17 septembre.
Dans l'enseignement, le taux de gréviste a atteint mardi 3,3%, contre 1,2% lundi.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

La fonction publique genevoise est à nouveau descendue dans la rue mardi soir. Près de 1200 personnes ont participé à cette seconde manifestation en deux jours contre les coupes budgétaires attendues. Elles étaient un peu plus de 500 lundi soir.

Cette manifestation marque la fin du mouvement de grève lancé le 10 août par le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné pour la rentrée. Objectif: relancer la mobilisation en vue du 17 septembre, quand le Conseil d'Etat présentera son projet de budget 2027 et son plan financier quadriennal 2027-2030.

Le service minimum imposé a rendu la grève difficile, a dénoncé Quentin Stauffer, du Syndicat des services publics (SSP). Dans l'enseignement, le taux de gréviste a atteint mardi 3,3%, contre 1,2% lundi, selon les estimations du Département de l'instruction publique transmises à Keystone-ATS. Tous niveaux confondus, 371 personnes se seraient mobilisées mardi.

«A la hauteur des besoins»

Si le gouvernement a abandonné 17 mesures d'économies figurant dans le rapport Zuin, 60 autres mesures restent sur la table, dénoncent les syndicats. «Il faut se préparer à une mobilisation dure cet automne», a déclaré Vincent Bircher, président du SSP, qui estime que «le budget doit être à la hauteur des besoins», pas l'inverse.

Parmi les mesures d'économies figurent une baisse des subsides d'assurance-maladie, une réduction du budget alloué à l'aide sociale ou encore des subsides versés aux Hôpitaux universitaires de Genève et à l'Institution de maintien à domicile. Les manifestants exigent le retrait du plan d'économies annoncé et la fin des attaques contre les plus précaires, mais aussi l'application des mécanismes salariaux pour 2026.

«Saccage du service public»

Alors que le Grand Conseil avait rejeté deux projets de budget pour 2026, le Cartel rappelle que tant le gouvernement que le Parlement bloquent les annuités, refusent de réévaluer les salaires de certaines fonctions dans la santé et le social et ont supprimé le dernier salaire doublé au départ à la retraite. Des décisions qui péjorent les conditions de vie de tous les travailleurs, selon les syndicats.

«Le Conseil d'Etat prépare le saccage du service public. Nous ne nous battons pas que pour nos conditions de travail, mais aussi pour les prestations à la population», a souligné Francesca Marchesini, présidente de la Société pédagogique genevoise.

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