Quelque 70 organisations issues de la société civile en Suisse, des milieux de l'environnement, de la santé et de l’agriculture ont uni leurs forces au sein de l’alliance «Pas d’étés à 50°C!». Elles réclament des mesures «efficaces» contre le réchauffement climatique et les fortes chaleurs.
Le nom du collectif se veut un avertissement: il n'est plus possible d'exclure que le mercure atteigne 50 degrés en Suisse d'ici 2050. La sécheresse et la chaleur de cet été ne sont que les prémices d’une nouvelle réalité, estime le groupement dans un communiqué mardi. La Suisse, dénonce-t-il, n’en fait toujours pas assez pour combattre le dérèglement.
La Confédération n'est déjà pas en mesure d'atteindre des objectifs climatiques pourtant «peu ambitieux» et investit insuffisamment dans la protection du climat, tout en continuant à s'appuyer sur des structures qui alimentent la crise climatique, dénonce le collectif. Des mesures «immédiates» s'imposent donc: meilleure protection des personnes vulnérables, végétalisation à grande échelle des zones habitées et des rénovations permettant aux bâtiments de mieux résister aux effets du changement climatique, en particulier les écoles.
Pollueurs payeurs
Le collectif veut aussi faire davantage passer à la caisse les responsables des émissions de gaz à effet de serre. Les secteurs des transports, de l’économie et de l’agriculture devraient ainsi contribuer financièrement aux coûts des dégâts climatiques qu’ils occasionnent, selon le communiqué. L’alliance prévoit deux manifestations, le 19 septembre en Suisse romande et six jours plus tard en Suisse alémanique.
Elle regroupe notamment plusieurs partis comme le PS genevois et vaudois, les jeunes Vert-e-x-s genevois et vaudois, le POP lausannois et vaudois, le WWF Suisse, divers mouvements pour le climat, le syndicat Unia, Grève pour le climat, l'Asloca à Genève et de nombreuses entités et groupements de tendance «progressiste», en particulier dans l'Arc lémanique.