Une étude révèle l'importance socio-économique et la valeur ajoutée du Raclette du Valais AOP. Ce produit traditionnel n'est pas seulement un fleuron culinaire, mais aussi un secteur économique majeur pour le canton du Valais.
C'est l'Interprofession Raclette du Valais AOP qui a commandé cette étude externe, présentée aux médias jeudi. Elle a été réalisée par la Haute école bernoise spécialisée en sciences agronomiques, forestières et alimentaires (BFH-HAFL), avec le soutien du Service cantonal valaisan de l’agriculture. Elle est basée sur les chiffres de l'année 2023.
L'objectif était de dresser un état des lieux approfondi et de procéder à un bilan stratégique. «L'étude démontre de manière impressionnante l'importance économique de l'ensemble de la chaîne de valeur», souligne l'Interprofession.
La valeur ajoutée directe totale tout au long de la chaîne (de la production laitière à la vente au détail, en passant par la transformation en fromage et l'affinage), s'élevait à 52 millions de francs suisses en 2023.
Des gros consommateurs de fromage
Autre donnée intéressante: les Suisses consomment toujours plus de fromage. La consommation totale a augmenté de plus de 7000 tonnes en 2025 par rapport à l'année précédente. Cela correspond à une consommation moyenne de 23,71 kilos par habitant.
Le chiffre total, produits indigènes et importés confondus, a atteint 217'596 tonnes, écrit jeudi la faîtière des producteurs de lait (PSL). Par rapport à 2024, cela représente une augmentation de 590g ou 2,5 %.
En 2025, le séré, le fromage frais et le fromage à pâte mi-dure ont représenté plus des deux tiers de la consommation totale. Cette tendance s’explique «en partie par l'évolution des habitudes culinaires: le séré et le fromage frais, la mozzarella par exemple, sont de plus en plus utilisés», notent les producteurs. Pour l’apéritif, les fromages à pâte mi-dure et les fromages de montagne et d’alpage demeurent très appréciés, selon l'organisation.
Près de deux tiers de la consommation de fromage proviennent de Suisse, une part qui reste «globalement stable» depuis trois ans.
Le lait contenu dans les fromages consommés tend à diminuer. Cela s'explique notamment par la diminution de la consommation de fromage à pâte dure, qui demande entre 10-13 kilos de lait (contre 4-10 pour les sérés ou fromage frais).