La Liberté, La Gruyère, La Broye Hebdo
St-Paul Médias va supprimer 13,5 emplois au lieu de 18

Saint-Paul Médias supprimera 13,5 équivalents plein temps, dont dix dans les rédactions. Quinze licenciements sont prévus au sein du groupe qui édite «La Liberté», «La Gruyère» et «La Broye Hebdo».
Saint-Paul Médias, éditeur du quotidien «La Liberté» à Fribourg, diminuera ses effectifs de 13,5 équivalents plein temps.
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ATS Agence télégraphique suisse

Saint-Paul Médias, éditeur du quotidien «La Liberté» à Fribourg, diminuera ses effectifs de 13,5 équivalents plein temps (EPT) au lieu des 18 prévus. Cette décision a été prise au terme de la procédure de consultation.

Dix EPT seront supprimés dans les rédactions et 3,5 dans le département marketing, indique le groupe lundi dans un communiqué. Le groupe avait annoncé le 30 avril dernier son intention de supprimer 18 EPT. La restructuration devait initialement concerner 13 EPT dans les rédactions et 5 dans le marketing.

Au total, quinze licenciements devront être prononcés. Les suppressions de postes prendront effet, pour la plupart, le 31 décembre. Saint-Paul Médias qualifie cette mesure de «douloureuse mais nécessaire pour assurer à moyen terme la pérennité de l'entreprise» et continuer d'offrir une information régionale et de qualité aux habitants du canton de Fribourg et de la Broye vaudoise.

Les personnes touchées par les suppressions d’emplois bénéficieront d’un plan social, dont les termes seront négociés avec la représentation du personnel et les syndicats après les vacances d’été. «Le groupe s’engage à assumer dans ce cadre sa responsabilité sociale d’employeur», assure-t-il dans le communiqué.

Outre La Liberté, principal titre du groupe, Saint-Paul Médias édite le trihebdomadaire La Gruyère à Bulle (FR), et La Broye Hebdo à Payerne (VD).

Mobilisation du personnel

Le personnel s'est mobilisé jeudi pour sauver les emplois menacés après l'annonce de la restructuration. Entre 80 et 100 personnes y ont participé, s'opposant à la stratégie générale du groupe et contestant les licenciements.

Epaulant le processus, Syndicom et Impressum ont alors rappelé que «l’ampleur de la suppression d’emplois porterait gravement atteinte à leur qualité».

La restructuration, motivée par des revenus «sous forte pression», implique notamment que les trois titres du groupe ne forment à partir de l'an prochain plus qu'une seule rédaction commune, répartie entre Fribourg, Bulle et Payerne. La restructuration répond à l'érosion des revenus traditionnels, abonnements et publicité.

Le groupe compte au total 113,2 postes EPT, soit 77,8 dans les rédactions, 33,6 au marketing et 1,8 à la direction.

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