Traumatisé et sans emploi
Héros de Crans-Montana, il n'est pas assez blessé pour toucher les aides

Selim a risqué sa vie pour sauver des victimes du drame de Crans-Montana. Mais faute de critères administratifs, il se voit refuser toute aide financière malgré des séquelles physiques et psycholgiques, rapporte «Le Parisien».
Le drapeau suisse toujours en berne plus de trois mois après l'incendie qui s'est déclaré au bar «Le Constellation».
Photo: AFP
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Luisa GambaroJournaliste

Le drame de Crans-Montana prend une tournure financière de plus en plus épineuse. Le soir du Nouvel-an, Selim, un Français de 30 ans, s'est précipité dans l'incendie du bar «Le Constellation» pour sortir sa petite amie Camille des flammes, avant d'y retourner pour porter secours à d'autres personnes piégées par la fumée et le feu. Mais malgré son courage, il n'a droit ni aux aides du canton, ni à celles de la Confédération, rapporte «Le Parisien» le mardi 7 avril. 

Dès le lendemain du drame, Selim est placé sous oxygène et un mois plus tard, il passe un IRM qui, d'après le médecin, détecte des traces résiduelles de l'incendie. Aujourd'hui, Selim reste traumatisé par cette nuit tragique: il prend des médicaments et est suivi par un thérapeute, mais ces soins ne semblent pas encore faire effet. Depuis le 1er janvier, il est dans l'incapacité de travailler et en tant qu'entrepreneur dans le bâtiment à Crans-Montana, il ne touche pas le chômage. 

Les aides financières cantonales de 10'000 francs et fédérales de 50'000 francs lui sont refusées, car il n'est pas considéré comme un blessé grave. Pour cela, il aurait dû être hospitalisé pendant au moins une nuit. Camille, blessée à la main, ne peut plus travailler non plus mais a accès au chômage en tant que salariée. 

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