Régions prisées pour la rando
L'armée a désamorcé 227 munitions non explosées en 2025

L'armée a désamorcé 227 munitions non explosées en 2025, après 855 signalements. Les régions alpines comme Berne et le Valais, populaires pour la randonnée, demeurent les plus touchées par ces découvertes dangereuses.
Un militaire suisse en combinaison de déminage le 17 novembre 2014, au village d'excercice d'Epeisses.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Les spécialistes du commandement chargé du déminage et de l’élimination des munitions non explosées (DEMUNEX) ont neutralisé 227 ratés l'an dernier. Ce travail a été possible en grande partie grâce aux signalements de la population.

L'armée a recensé au total 855 signalements, contre 1037 en 2024. En plus des 227 ratés, les spécialistes ont éliminé 1556 parties de munitions et 1263 autres restes, indique mercredi la Confédération dans un communiqué.

Les annonces proviennent principalement des cantons de Berne, des Grisons et du Valais. Non seulement ces régions regorgent de lieux de randonnées, mais elles comptent aussi plusieurs places d'exercice militaire. La popularité des activités en plein air multiplie les risques de tomber sur un raté ou un vieux reste de munitions.

Soyez très prudents

Ces objets peuvent demeurer dangereux après plusieurs années. En cas de découverte, il ne faut donc ni les manipuler, ni les emporter. Il s'agit d'appeler la police ou de signaler le raté via l'application Blindgänger, ainsi que de marquer l'emplacement pour prévenir autrui du danger.

Afin d'encourager ces annonces, l'armée offre une prime allant jusqu'à 100 francs pour tout signalement justifié d'un objet potentiellement dangereux. Elle a versé au total 7320 francs l'an dernier. Par ailleurs, le commandement DEMUNEX mène régulièrement des opérations de ramassage, lors desquelles il ratisse d'anciennes zones de buts et d'exercices.

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