Le projet d'instauration de la peine de mort en Israël provoque une vague de critiques internationales, y compris en Suisse. Après la décision du Parlement israélien, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) convoquera la semaine prochaine l'ambassadeur d'Israël à Berne, Tibor Shalev Schlosser.
«La Suisse rejette la peine de mort partout et en toutes circonstances, car elle est incompatible avec le droit à la vie et la dignité humaine», explique le DFAE à Blick. Berne a déjà fait part de sa position à Israël, tant par les canaux bilatéraux que publics. Si l'ambassadeur Tim Enderlin, chef de la Division paix et droits de l'homme, est déjà intervenu, le DFAE souhaite désormais convoquer le diplomate israélien pour lui «exposer en personne la position de la Suisse».
Mise en garde contre la discrimination
La Suisse met également en garde contre toute discrimination à l'égard des Palestiniens. «La Suisse rejette clairement tout soutien à la discrimination», souligne le DFAE. La Confédération s'engage «résolument en faveur de la non-discrimination et du respect des obligations internationales», parmi lesquelles figure le principe de l'égalité de traitement devant la loi. «La Suisse appelle Israël à respecter pleinement ses obligations internationales, y compris l’interdiction de la discrimination ainsi que les garanties en matière d’Etat de droit et de procédure.»
Lundi, le Parlement israélien, la Knesset, a adopté une révision du Code pénal qui instaure explicitement la peine de mort pour certains homicides «à motivation terroriste». Dans les faits, cette mesure viserait quasi exclusivement les Palestiniens.