Politique centriste assumée
Le Centre «ne regarde ni à droite ni à gauche, mais devant»

Le président du Centre Philipp Matthias Bregy a souligné l'importance d'une «politique centriste» devant les délégués du parti samedi à Zoug. Le rôle du parti n'est pas de regarder à droite ou à gauche, mais d'«aller de l'avant».
Le président du Centre Philipp Matthias Bregy samedi devant les délégués du parti à Zoug.
Photo: URS FLUEELER
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ATS Agence télégraphique suisse

Philipp Matthias Bregy défend une ligne centriste devant les délégués du Le Centre réunis à Zoug. Il affirme que le parti doit avancer sans se positionner à droite ou à gauche. 

Aux yeux de Matthias Bregy, les deux pôles de l'échiquier politique ont leurs torts, soit ils jugent la croissance inutile, soit ils veuillent la freiner pour des raisons idéologiques. En revanche, «la voie du Centre ne mène pas simplement à plus de croissance, mais à une meilleure croissance», a-t-il dit. «Faire du surplace n'est pas une option!»

Le conseiller national valaisan a justifié le maintien par son parti de l'initiative «Pour enfin en finir avec la discrimination du mariage!», qui veut ancrer le principe du calcul de l'imposition commune dans la Constitution. Il en va des valeurs du parti, comme celle voulant que «l'individualité n'est pas la seule chose qui compte».

Initiative de l'UDC balayée

Les délégués du Centre réunis samedi à Zoug ont balayé par 221 voix contre 1 et 8 abstentions l'initiative de l'UDC voulant limiter la population du pays à 10 millions d'habitants. Ils ont estimé qu'elle crée des problèmes au lieu d'apporter des solutions. La conseillère nationale zougoise Yvonne Bürgin a reconnu que le texte de l'UDC, soumis à votation le 14 juin, porte sur un thème qui préoccupe beaucoup de monde.

Mais le texte ne résout rien, aux yeux du Centre, qui a critiqué la «limite rigide» qu'il pose. «Cela ne laisse aucune marge et conduit à une économie planifiée», a estimé Yvonne Bürgin, s'inquiétant notamment du fait qu'un dépassement des 10 millions supprimerait de fait la liberté de circulation.

Les orateurs ont dénoncé une «initiative du chaos». Le Centre, initialement, s'était prononcé pour un contre-projet, qui n'a cependant pas abouti. Le parti dit vouloir "orienter et modeler la croissance". Pour son président Philipp Matthias Bregy, la vraie question n'est pas de savoir combien de personnes la Suisse peut abriter, mais de combien de monde le pays a besoin pour sa prospérité.

Oui au durcissement pour le service civil

Les délégués ont en revanche plébiscité par 229 voix contre 10 et 9 abstentions le durcissement des conditions d'admission au service civil voté par les Chambres fédérales. Aucun orateur ne s'est exprimé sur cette modification législative qui sera également soumise au vote le 14 juin.

Mais dans sa présentation, le conseiller national grison Martin Candinas a estimé que le texte pose des «règles claires» et a l'avantage d'être à nouveau une «alternative pour les hommes en prise avec un vrai conflit de conscience». La situation actuelle présente des lacunes revenant dans les faits à laisser une liberté de choix, a-t-il critiqué.

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