Le conseiller fédéral Martin Pfister a appelé samedi à prendre conscience du «sérieux de la situation» au plan mondial et à investir dans l'armée. «La sécurité est à la base du bien-être, de la liberté et de la démocratie», a-t-il affirmé devant les délégués du Centre, son parti, à Zoug. De retour dans son canton un an après son élection au Conseil fédéral, Martin Pfister a, dans un jeu de mots intraduisible associant «Zug» (pour Zoug mais aussi élan) et «Berne», relevé le «dynamisme» de la politique fédérale.
Ses derniers voyages comme conseiller fédéral l'ont emmené en Pologne et en Finlande. Le ministre de la Défense y a été «impressionné» par la façon dont ces pays améliorent leur capacité d'engagement militaire. La Finlande est à ses yeux un modèle pour la Suisse.
Martin Pfister a demandé l'union des forces «pour trouver des solutions communes et prendre ses responsabilités, sans polarisation». Les bouleversements économiques et les progrès techniques ont un impact sur la sécurité de la Suisse, en plus de la guerre en Ukraine, a-t-il déclaré. Le pays a un «énorme besoin de rattrapage» en termes de défense militaire, a poursuivi le chef du DDPS. Il a plaidé une nouvelle fois en faveur d'une «hausse limitée dans le temps» de 0,8 point de la TVA pour financer les dépenses militaires.