230 milliards de dollars perdus chaque année
L’ONU veut des logements plus résistants pour faire face aux catastrophes naturelles

Les logements représentent en moyenne 43% des pertes économiques directes causées chaque année par les catastrophes, estime l’ONU. Mardi à Genève, elle a appelé Etats, secteur privé et communautés à investir pour les rendre plus résistants.
«La sécurité commence là où nous habitons», affirme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
Photo: Dukas
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ATS Agence télégraphique suisse

Les habitations totalisent 43% des pertes économiques directes annuelles liées à des désastres en moyenne, selon de nouvelles estimations. Mardi à Genève, l'ONU a souhaité davantage d'investissements pour les rendre plus solides et plus sûres.

«La sécurité commence là où nous habitons et la préparation au niveau des ménages, soit comprendre les menaces, avoir un plan et oeuvrer rapidement, peut faire la différence» et sauver des individus, affirme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. A l'occasion de la Journée internationale pour la diminution des menaces en cas de catastrophe, le Bureau de l'ONU sur cette question en appelle aux gouvernements, au secteur privé et aux communautés.

Selon des estimations de la Coalition pour des infrastructures solides face aux désastres (CDRI), les pertes pour les habitations lors de cyclones, inondations, tsunamis ou séismes atteignent près de 230 milliards de dollars par an. Le chiffre s'approche même de 430 milliards en considérant les bâtiments non résidentiels.

Plus de solidité dans les politiques du logement

La moitié des victimes de désastres subissent des dommages ou des destructions de leur logement. Jusqu'à ce que les maisons et les immeubles soient plus robustes, «nous ne pourrons pas diminuer significativement le nombre de personnes affectées par des catastrophes ni le coût de celles-ci», insiste le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU sur cette question, Kamal Kashore.

Dans le monde, des millions de personnes n'ont toujours pas accès à des habitats adaptés ou bon marché. Le Bureau de l'ONU pour la déminution des menaces liées aux désastres (UNDRR) demande de considérer la solidité dans les politiques du logement, les plans d'urbanisation et les décisions d'investissement.

Selon un sondage dévoilé mardi, à peine plus d'un quart des personnes qui n'avaient pas de plan et ne pensaient pas pouvoir se protéger elles-mêmes ont été capables de répondre à une alerte au moment d'un désastre. Pour celles bien préparées, la part atteint 83%. Des inégalités ont également été observées en fonction des revenus. L'ONU demande aux autorités de faire en sorte que tous les citoyens aient accès aux indications requises.

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