Un escalier de trois marches avec une rambarde garnie de pièces cintrées et des assemblages dans tous les sens. Telle est la pièce que le jeune menuisier neuchâtelois Augustin Mettraux a découverte sur les plans qu’on lui a remis au premier jour des WorldSkills à Shanghaï. Ce plan, il a jusqu'à samedi pour le transformer en véritable escalier de bois. On l’a rencontré à Shanghaï, au terme de la première journée de compétition.
«Il y a eu deux ou trois petits imprévus, mais on a réussi à passer par-dessus», raconte-t-il après les huit premières heures d’épreuve.
Le mental, ça a toujours été une force d’Augustin, comme il nous le confiait en mai dernier. Mais le jeune Neuchâtelois apprécie, quand il lève la tête dans les immenses halls du National Exhibition and Convention Center de Shanghaï, de pouvoir reconnaître une nuée de t-shirts rouges, les supporters suisses, massés devant son stand. «Ça motive vraiment.»
Parmi eux, il y a ses parents, Marie-Laure et Roger. Son père est menuisier lui aussi. Voir son fils à l'œuvre sur une scène exposée mondialement lui donne des frissons. «C'est une immense fierté.»
Un peu plus loin, se tient aussi Loïc Santschi. C’est lui qui était candidat en menuiserie aux WorldSkills 2024. Aujourd’hui il est le mentor d'Augustin et expert suisse de la discipline et il suit ainsi toute la compétition, observe chaque geste d’Augustin sans pouvoir lui adresser un mot, car pendant les épreuves, le règlement interdit toute communication entre l'expert et le compétiteur. Une contrainte qui ne l'inquiète guère. Depuis le début de la préparation, son poulain a gagné énormément en autonomie. «Au début, je l'accompagnais vraiment, il fallait lui donner des techniques. À la fin, il était capable de mener un projet de A à Z sans que j'aie besoin d'intervenir.»
«C'est un teigneux»
À la base, rien ne prédestinait vraiment Augustin à entrer en apprentissage. Bon élève, il semblait promis à poursuivre ses études au secondaire. «Ses enseignants ne lui demandaient même pas s'il allait au lycée, mais dans quelle filière», se souvient son père. Mais le garçon avait tranché: ce serait un apprentissage de menuisier. Un métier pratique, créatif et physique qui lui va comme un gant, selon ses parents. «Il est très têtu, c'est un teigneux, sourit son père. Il aime que ce soit bien fait. S'il n'était pas comme ça, il ne serait pas ici aujourd'hui.»
«Je suis impressionnée et fière de voir comme il est très méthodique, rapide, bien organisé. On voit qu'il en veut, souligne sa mère. Moi, je n'aurais jamais pu faire un tel concours, raconte-t-elle.»
Très vite dans le monde des adultes
À 15 ans, Augustin entre dans le monde du travail en commençant son apprentissage et se retrouve entouré d'adultes. Ses parents le voient mûrir à toute vitesse. C’est à cette période qu’il se prend aussi de passion pour le tir sportif au pistolet. «Il avait bientôt autant d'amis adultes que de camarades de son âge», confie son père.
Le chemin tracé à Lyon
En participant à Shanghaï, Augustin est ainsi le troisième Neuchâtelois de suite à représenter la Suisse en menuiserie aux WorldSkills. Preuve que les ateliers neuchâtelois savent former la relève.
42 jeunes talents représentent la Suisse et son système de formation professionnelle aux WorldSkills 2026 à Shanghai. UBS s'engage sur les plateformes de SwissSkills avec pour objectif de renforcer durablement l'excellence de la formation et de l'exercice des métiers en Suisse. Cela inclut le soutien à l'équipe nationale professionnelle SwissSkills. Ses membres bénéficient d'un accompagnement dans leur préparation aux compétitions internationales et démontrent la force du système de formation professionnelle suisse sur la scène internationale.
42 jeunes talents représentent la Suisse et son système de formation professionnelle aux WorldSkills 2026 à Shanghai. UBS s'engage sur les plateformes de SwissSkills avec pour objectif de renforcer durablement l'excellence de la formation et de l'exercice des métiers en Suisse. Cela inclut le soutien à l'équipe nationale professionnelle SwissSkills. Ses membres bénéficient d'un accompagnement dans leur préparation aux compétitions internationales et démontrent la force du système de formation professionnelle suisse sur la scène internationale.
Son prédécesseur, c'est justement Loïc Santschi. À Lyon, en 2024, il avait terminé cinquième et décroché un «Medallion for Excellence». À 23 ans, il dirige sa propre menuiserie à La Sagne, où Augustin s'est préparé pour la compétition, dès le mois de mars. Il compte parmi les plus jeunes experts à accompagner un candidat suisse aux WorldSkills.
Ce que la compétition a laissé à Loïc, il s'en sert chaque jour: «La confiance en soi, et la capacité de s'organiser, de trouver des solutions dans toutes les épreuves de la vie et pour les clients.»
Aujourd'hui encore, Augustin et les 41 autres compétitrices et compétiteurs suisses poursuivront leurs épreuves, chacun dans son métier. Et il faudra attendre dimanche, lors de la cérémonie de clôture, pour connaître les résultats. D'ici là, on leur tient les pouces à tou.te.s.
Cet article a été réalisé par le Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière rédactionnelle et répondent aux exigences de qualité de Ringier.
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