Le soleil, la chaleur et le ciel bleu du printemps ne sont pas synonymes de réjouissance pour tout le monde. Surtout pas pour les personnes allergiques. Selon les prévisions de MétéoSuisse, la concentration de pollen devrait atteindre un niveau élevé à très élevé mardi soir dans le nord du pays, mais aussi en Suisse romande.
La région de Zurich, en particulier, est très fortement touchée. Mais Lausanne et Genève ne sont pas en reste. Pour les personnes allergiques, cela se traduit par de la toux, des irritations oculaires et une gorge qui gratte.
Alerte rouge
Sonja Hartmann, experte auprès de aha! Centre d'Allergie Suisse, explique: «La concentration de pollen est actuellement très élevée, notamment à cause du bouleau et du frêne. En raison des températures élevées, la floraison a été fortement accélérée, ce qui libère davantage de pollen. De plus, l'air sec actuel favorise sa dispersion.»
Sonja Hartmann précise que les personnes allergiques ne sont pas les seules concernées. «Les personnes non allergiques et celles qui ont les bronches sensibles peuvent également ressentir des troubles tels qu'une irritation, de la toux ou une sensation de corps étranger dans les voies respiratoires en raison de la forte concentration de pollen.»
Comment se protéger du pollen
«L’essentiel est de limiter autant que possible le contact avec le pollen. Il convient d’adapter ses activités et d’éviter les efforts physiques intenses en plein air, explique Sonja Hartmann. Il est utile de se laver les cheveux le soir, de porter des lunettes de soleil à l’extérieur, de n’aérer que brièvement son logement et de ne pas faire sécher le linge dehors.»
Ceux qui souffrent peuvent atténuer les symptômes: «Le traitement repose d’abord sur des comprimés antihistaminiques, des sprays nasaux ou des gouttes pour les yeux. Les sprays nasaux à base de cortisone ont également fait leurs preuves.»
Traitement à long terme
«Lorsque les troubles persistent sur une longue période, une désensibilisation peut être envisagée. Elle consiste à habituer progressivement le corps à l’allergène sur environ trois ans, en administrant des doses croissantes», précise l'experte.
En adoptant les bons gestes de protection et un traitement adapté, il est possible de mieux traverser la saison pollinique malgré une forte exposition.