Un premier établissement doit fermer
Interlaken paie le prix de la baisse du tourisme indien

La forte baisse du nombre de touristes indiens commence à se faire sentir à Interlaken. Un restaurant a déjà été contraint de fermer, tandis que les acteurs du tourisme cherchent de nouveaux marchés.
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Les attractions touristiques subissent elles aussi les effets de la baisse du nombre de touristes indiens.
Photo: IMAGO/dreamstime
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Christian Kolbe

A Interlaken, la baisse du nombre de touristes indiens commence à avoir des conséquences concrètes sur l'économie locale. Les premiers restaurants spécialisés dans la cuisine indienne s'apprêtent ainsi à mettre la clé sous la porte. Comme le rapporte le «SonntagsZeitung», le restaurant Taj Mahal a introduit le chômage partiel au printemps et cessera définitivement son activité à la fin du mois de septembre.

Interlaken Tourismus estime toutefois qu'il est encore trop tôt pour dire si d'autres établissements suivront le même chemin. La cuisine indienne ne séduit en effet pas uniquement les visiteurs venus d'Inde.

Une chose est néanmoins certaine: le recul est important. Entre janvier et juin, le nombre de nuitées des touristes indiens a chuté de plus de 20% par rapport à l'année record 2025. «La baisse est perceptible, mais elle varie selon le type d'hébergement», explique Daniel Sulzer, directeur d'Interlaken Tourismus, en réponse à une demande de Blick.

Toute l'économie locale est touchée

Les hôtels ressentent eux aussi l'absence des visiteurs indiens, mais les auberges de jeunesse sont particulièrement touchées. Elles dépendent traditionnellement davantage des petits groupes de voyageurs en provenance de marchés lointains, souligne Daniel Sulzer.

Le recul du tourisme indien ne pénalise pas seulement les établissements d'hébergement. «Cette baisse touche les restaurants, les entreprises de transport, les commerces de détail et les attractions touristiques», explique Daniel Sulzer. 

Le directeur d'Interlaken Tourismus précise toutefois qu'il n'y a pas de véritable climat de crise. D'autres marchés émetteurs affichent en effet une évolution stable, voire positive, ce qui permet de compenser une partie des pertes.

Diversifier les marchés

Pour Daniel Kunz, il serait réducteur d'expliquer cette baisse par une seule raison. «Il s'agit plutôt d'une combinaison de l'incertitude économique et de la hausse des coûts des voyages», estime-t-il. La fermeture temporaire des hubs aériens dans les pays du Golfe en raison du conflit avec l'Iran a renchéri les liaisons entre l'Inde et l'Europe. A cela s'ajoute la dépréciation de la roupie indienne, qui a rendu les voyages à l'étranger plus coûteux pour de nombreux Indiens.

Daniel Kunz voit en revanche un potentiel de croissance aux Etats-Unis, au Japon ainsi que sur plusieurs marchés européens. Les pays d'Asie du Sud-Est représentent également une opportunité. L'objectif est de réduire la dépendance d'Interlaken à quelques marchés touristiques spécifiques.

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