Inclusion insuffisante
Près de quatre personnes handicapées sur cinq se sentent exclues

L’inclusion des personnes handicapées reste largement insuffisante en Suisse, selon l’indice 2026 de Pro Infirmis. Quatre sur cinq se sentent exclues, notamment en politique, sur le marché du travail et dans les transports publics.
La politique, le travail et la mobilité apparaissent comme les domaines les plus problématiques. (image symbolique)
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ATS Agence télégraphique suisse

Pro Infirmis dresse un constat préoccupant sur l’inclusion des personnes en situation de handicap en Suisse. Dans la deuxième édition de son indice d’inclusion, publiée vendredi, l’organisation souligne que de nombreux obstacles persistent dans plusieurs domaines de la vie quotidienne.

Unique étude nationale représentative consacrée à cette thématique, l’indice d’inclusion analyse la manière dont les personnes concernées perçoivent leur inclusion dans dix domaines de la vie. Cette nouvelle édition permet pour la première fois de mesurer l’évolution de l’inclusion dans le temps. En Suisse, près de 1,7 million de personnes vivent avec un handicap.

Les obstacles restent

Selon les résultats, environ quatre personnes en situation de handicap sur cinq déclarent se sentir fortement exclues dans au moins un domaine de la vie. Certaines personnes interrogées constatent certes de légères améliorations dans la perception sociale du handicap, mais les obstacles restent importants.

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L’inclusion est encore loin d’être une réalité solide dans le quotidien des personnes en situation de handicap
Manuele Bertoli, coprésident de Pro Infirmis
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La politique, le travail et la mobilité apparaissent comme les domaines les plus problématiques. Près de trois personnes handicapées sur quatre estiment ne pas être suffisamment représentées en politique. Quatre sur cinq jugent en outre faibles leurs chances de trouver un emploi sur le marché du travail ordinaire. Enfin, deux personnes sur cinq se sentent limitées dans l’utilisation des transports publics.

Pour Manuele Bertoli, coprésident de Pro Infirmis, ces résultats montrent que «l’inclusion est encore loin d’être une réalité solide dans le quotidien des personnes en situation de handicap». Selon lui, la Confédération et les cantons «ont encore beaucoup de travail à faire».

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