Figures valaisannes
Une association voit le jour pour la création d'un mémorial à Crans-Montana

Une association baptisée «Mémorial» est née à Lens pour les victimes du drame de Crans-Montana. Cinq figures valaisannes unissent leurs forces pour bâtir un lieu de recueillement et de mémoire.
L'association souhaite inscrire son action dans une démarche d’hommage.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Cinq personnalités valaisannes ont choisi de créer l'association «Mémorial». Celle-ci voit le jour afin de soutenir la création d'un lieu de mémoire en lien avec le drame de Crans-Montana du 1er janvier dernier.

Les anciens ambassadeurs suisses François Barras et Raymond Loretan, l'ancien chef du Service valaisan de la culture Jacques Cordonnier, l'architecte Pierre Pralong et la directrice de la Fondation Opale à Lens (VS), Bérangère Primat, «veulent soutenir la création d’un lieu de mémoire digne, sobre et durable, ainsi que toute démarche permettant d’entretenir le souvenir de cet événement, de le transmettre et de favoriser une réflexion collective», ont-ils expliqué, jeudi à Lens, lors de l'assemblée constitutive de l'association.

Ces personnes domiciliées sur le Haut-Plateau ou ayant un lien étroit avec la station de Crans-Montana ont eu l’idée, à l’initiative d’un parent de victime, de fonder une association représentant la société civile, ayant comme objectif de soutenir tous les efforts visant à la réalisation d’un lieu de mémoire.

«Perpétrer un élan de fraternité»

L'association souhaite inscrire son action dans une démarche d’hommage, «perpétuant l'élan de fraternité et d'unité né de cette tragédie.» Elle annonce vouloir soutenir et accompagner la création d'un lieu de mémoire accessible à tous, propice au recueillement, à la transmission et au rassemblement.

La nouvelle entité veut également encourager toute initiative de mémoire, de sensibilisation, de documentation, de réflexion ou de transmission liée à cet événement. Elle souhaite favoriser l'écoute et le dialogue, soutenir les démarches de collecte de témoignages, encourager les projets culturels, éducatifs et commémoratifs, et contribuer à la préservation de la mémoire documentaire, historique et symbolique de cette tragédie.

Un lie de recueillement ouvert à tous

Pour ces citoyens, il faut rapidement créer un lieu de recueillement ouvert à tous. Celui-ci constituera alors un premier geste concret et visible permettant aux familles, aux proches, aux habitants et aux visiteurs de se recueillir ensemble et d’entretenir le souvenir des victimes.

«Notre ambition est de délimiter un espace dans lequel chacun puisse trouver sa place: les familles des victimes, les proches, les personnes blessées, les sauveteurs, les habitants de la région, les acteurs culturels et tous ceux qui considèrent que la mémoire est un bien commun qu'il nous appartient de préserver ensemble», résument les membres du collectif.

Espace de rencontre, de dialogue et de coopération

L'association a également vocation à accompagner une réflexion sur le moyen-long terme, afin que le lieu puisse, le moment venu, contribuer durablement au travail de mémoire et à la transmission de son histoire. Elle agira dans un esprit d'ouverture et de coopération avec les autorités publiques, les institutions, les fondations partenaires, les mécènes et toutes les personnes désireuses de s'engager dans cette œuvre collective. L'action de l'association sera guidée par le respect de la dignité des victimes et de leurs proches.

Elle se veut un espace de rencontre, de dialogue et de coopération permettant à la société civile de participer à la réalisation du mémorial, à la préparation des futures commémorations et à la transmission durable de l'héritage du Constellation.

«Faire partie de cette association, c'est avant tout rejoindre une communauté de femmes et d'hommes attachés à ne pas laisser s'effacer les visages, les histoires et les élans de solidarité nés de cette tragédie», ont conclu ses initiants.

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