Plus d’un tiers des Suisses soutient l’idée d’exclure le parti qu’ils apprécient le moins des élections, des votations ou des débats publics. C’est ce que révèle une récente étude menée par Pro Futuris en collaboration avec la Fondation Mercator Suisse. L'étude cherche à savoir dans quelle mesure la population est disposée à échanger avec des personnes qui pensent différemment, à faire des compromis politiques et à accepter des partis qu’ils aiment moins comme faisant partie légitime de la démocratie.
Ainsi, 38% des personnes interrogées sont favorables à l'exclusion du processus politique du parti qui leur est le moins sympathique. Les résultats de l'étude montrent également que 76% de la population considèrent que les échanges avec des personnes ayant des opinions politiques divergentes sont précieux.
L’étude repose sur une enquête représentative menée en juin 2024 en collaboration avec le Centre de compétence pour le management public (KPM) de l’Université de Berne auprès de 2573 personnes.