«MVDP» en superstar aux Gets
«Il y a quelques années, j’ai montré que j’étais capable de gagner»

Mathieu van der Poel fait son retour en VTT à l'occasion de l'étape de Coupe du monde aux Gets. Mais le Néerlandais vise surtout un titre mondial historique le week-end prochain en Italie.
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Mathieu van der Poel est l'attraction de l'étape de Coupe du monde aux Gets.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

Un van aux vitres teintées débarque dans les paddocks des Gets, chose plutôt inhabituelle en Coupe du monde de VTT, où les athlètes sont souvent proches de leur public. Assise à l’arrière, la star attendue par tous en descend en vitesse et part se cacher dans le bus de son équipe Alpecin-Premier Tech. Aux abords, fans et journalistes recommencent à attendre la sortie de l’attraction du week-end: Mathieu van der Poel.

Son gros objectif: le titre mondial à Val di Sole

Le Néerlandais, superstar du cyclisme sous toutes ses formes, est en Haute-Savoie pour préparer son grand objectif: devenir Champion du monde de cross-country. Un titre mondial déjà obtenu en cyclo-cross (8x!), en gravel (2024) et sur route (2023), mais pas en VTT. S’il venait à s'imposer dans cette discipline, il deviendrait alors le premier homme à réussir pareil exploit. Chez les femmes, seule la Française Pauline Ferrand-Prévot a réalisé cette prouesse historique.

«Devenir champion du monde de VTT est un grand but pour moi. J’ai encore quelques années pour essayer, mais chaque année qui passe, c’est une année de moins pour le faire», déclare «MVDP» à la cohorte de journalistes présents pour recueillir ses premières paroles depuis le Tour de France. L'année passée, après une belle course de préparation aux Gets (6e place en étant parti de loin), il avait craqué aux Championnats du monde disputés à Crans-Montana, terminant 29e.

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Le plan est donc le même cette saison, se tester aux Gets avant de viser le titre mondial à Val di Sole, le week-end prochain. «Ce serait sympa de gagner ici. Mais la semaine prochaine c’est le plus important», lance Mathieu van der Poel, lequel dit avoir réalisé une meilleure préparation qu’en 2025. «J’ai eu un peu plus de temps pour m’entraîner. J’ai passé deux semaines à Livigno où j’ai presque seulement roulé sur le VTT.»

Le VTT se refuse (un peu) à «MVDP»

De quoi retrouver de bonnes sensations sur cette machine à laquelle il finit toujours par revenir. «C’est fun d’être de retour sur le VTT. Pour être honnête, les entraînements sont plus agréables dans les montagnes, sur VTT, que sur vélo de route. Je m’amuse beaucoup», se réjouit le petit-fils de Raymond Poulidor, qui s'exprime dans un français presque parfait.

Après sa (déjà) mythique victoire sur les Champs-Elysées lors de la dernière étape du Tour de France 2026, Mathieu van der Poel avait besoin de changement, notamment mentalement. «Je n’avais pas vraiment hâte de remonter sur mon vélo de route», explique-t-il. L’occasion parfaite pour passer un peu de temps sur son VTT. «Pendant longtemps, c’était difficile à combiner. Mais c’est maintenant le bon moment pour retrouver de bonnes sensations», déclare-t-il, lui qui a fait de grosses saisons en cross-country en 2018 (3e aux Mondiaux) et 2019.

«La clé pour le VTT, c’est d'amener les cyclistes sur route»

En 2023, l’UCI a décidé de modifier une règle de composition de la ligne de départ en cross-country. Cela pour permettre à Mathieu van der Poel et ses collègues du cyclisme sur route (notamment Tom Pidcock, déjà champion du monde en 2023) de partir en bonne position. Concrètement, si l’athlète est classé dans le Top 20 UCI sur route ou dans le Top 10 en cyclo-cross, alors il peut s’élancer en cinquième ligne.

«C’est une règle créée pour Van der Poel», avance Oli Beckingsale, ancien vététiste professionnel et consultant la chaîne anglaise TNT Sports. Avec cette règle, l’UCI encourage l’afflux des stars du cyclisme sur route vers le VTT. «Et les coureurs aiment ça, des deux côtés, dit Oli Beckingsale. Ils veulent se battre contre les meilleurs.» Pour lui, la venue de «MVDP» sur les courses de cross-country est une chance pour sa discipline. Et le Néerlandais sera l’un des favoris à la victoire finale aux Championnats du monde. «C’est certain», déclare-t-il.

En 2023, l’UCI a décidé de modifier une règle de composition de la ligne de départ en cross-country. Cela pour permettre à Mathieu van der Poel et ses collègues du cyclisme sur route (notamment Tom Pidcock, déjà champion du monde en 2023) de partir en bonne position. Concrètement, si l’athlète est classé dans le Top 20 UCI sur route ou dans le Top 10 en cyclo-cross, alors il peut s’élancer en cinquième ligne.

«C’est une règle créée pour Van der Poel», avance Oli Beckingsale, ancien vététiste professionnel et consultant la chaîne anglaise TNT Sports. Avec cette règle, l’UCI encourage l’afflux des stars du cyclisme sur route vers le VTT. «Et les coureurs aiment ça, des deux côtés, dit Oli Beckingsale. Ils veulent se battre contre les meilleurs.» Pour lui, la venue de «MVDP» sur les courses de cross-country est une chance pour sa discipline. Et le Néerlandais sera l’un des favoris à la victoire finale aux Championnats du monde. «C’est certain», déclare-t-il.

Pour autant, cette discipline reste la seule qui se refuse (un peu) à Mathieu van der Poel, lui qui a «gagné tout ce qu’[il] voulait en cyclo-cross». Sur son VTT, lui reste donc ce titre de champion du monde tant convoité, voire les JO 2028, à Los Angeles. «À Paris, c’était un choix difficile de ne faire que la route. À LA, si possible, je vais combiner les deux», prévoit «MVDP». Avant de penser à 2028, toute sa concentration se tourne vers Val di Sole, fin août. «Il y a quelques années, j’ai montré que j’étais capable de gagner. J’espère que c’est encore quelque part dans les jambes», sourit-il. La concurrence est prévenue, «MVDP» et ses jambes de feu devraient être au rendez-vous cette année à Val di Sole.

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