Bronzé aux Européens
Fabio Püntener: «Je viens toujours avec beaucoup de plaisir aux Gets»

Révélation de la saison 2025 de cross-country, Fabio Püntener continue son ascension en Coupe du monde. Médaillé de bronze aux Championnats d’Europe fin juillet, le cycliste de 26 ans est aux Gets et se prépare pour les Championnats du monde.
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Fabio Püntener a obtenu une superbe médaille de bronze en cross-country aux Championnats d'Europe.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

Tout juste revenu des Championnats d'Europe auréolé d’une médaille de bronze en cross-country olympique (XCO), Fabio Püntener fait partie des coureurs suisses qui montent en VTT. À l'occasion de l'étape Coupe du monde aux Gets et à une semaine des Championnats du monde de Val di Sole, l’originaire d’Uri se confie à Blick.

Fabio, tu viens d’obtenir deux médailles au mois de juillet: l’argent aux Championnats suisses et le bronze aux Championnats d’Europe. Que te procurent ces deux accomplissements?
Je suis fier d’avoir pu être devant. C’est toujours important de voir qu’on peut jouer les premiers rôles. Aux Européens, j’ai montré que c’était possible de finir sur le podium. C’est de bon augure pour les prochaines courses.

Il y a justement les Championnats du monde qui arrivent le week-end prochain en Italie. Tu comptes ramener une médaille aussi?
Pour les Mondiaux, les meilleurs Français, qui ont manqué les Européens, seront de retour. Mais j’espère que je pourrai me mêler à la lutte à l’avant, comme je l’ai déjà fait. Et après, je verrai ce qu’il est possible d’atteindre.

Avant ce grand rendez-vous, tu as la Coupe du monde, ici aux Gets. C’est une étape que tu aimes, avec une grosse ambiance?
Je viens toujours avec beaucoup de plaisir aux Gets. C’est un endroit superbe pour une course. Tout le village est impliqué, les paddocks sont dans les rues. Il y a toujours hyper beaucoup de spectateurs, notamment pour la descente. Mais les gens restent pour nous aussi. C’est vraiment chouette, même si la météo est un peu capricieuse.

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La présence de Mathieu van der Poel aux Gets rend forcément la course encore plus spéciale. Il apporte quelque chose, tu apprécies cela?
Je trouve ça bien qu’il revienne encore une fois au VTT, qu’il trouve cela important de devenir champion du monde. C’est bon pour le sport, beaucoup de ses fans vont venir suivre le VTT. C’est aussi l’une de mes idoles, donc c’est cool d’être à ses côtés au départ.

Dans l’autre sens, pour toi, tu as pris part à quelques courses sur route, dont le Tour de Suisse 2024. Ça reste un objectif?
J’aime beaucoup cette discipline et j’ai déjà pensé à en faire un peu plus. Mais là, je suis à un point où c’est quasi impossible de faire et du VTT et de la route. Donc j’ai fait le choix de prioriser le VTT. Pour être performant, je ne dois faire que ça. Je ne suis pas Mathieu van der Poel, qui est tellement fort que ça passe sur les deux. Moi, je ne survole pas, donc je dois me concentrer sur une discipline.

Tu ne survoles pas, mais tes récents résultats sont très positifs, alors que tu reviens de très loin. Tu peux nous raconter ton année 2025?
L’an dernier a été compliqué. J’ai d’abord perdu mon équipe en janvier, car elle n’avait plus de budget. Je suis donc retourné à Bike Team Solothurn, avec mon ancien vélo. En février, je me suis cassé la clavicule. Ce n’était pas idéal… Mais je me suis quand même préparé pour la première course de Coupe du monde. Je savais que j’étais en forme et que j’avais besoin de résultat. Ça a plutôt bien fonctionné au Brésil (ndlr: 8e place en XCO). Et après, toute la saison a été un rêve.

Tu as pensé à jeter l’éponge, quand tu as subi ces galères?
Oui, ces moments arrivent souvent. Déjà auparavant, je n’étais jamais dans une grosse équipe, c’était souvent compliqué. Mais l’an dernier, je me sentais très fort physiquement, donc c’est allé. Je savais que ça pouvait fonctionner, je ne voulais rien abandonner.

Cette saison, tu as signé avec SCOTT-SRAM MTB Racing, une grosse équipe. Tu continues sur ta lancée?
Toutes les courses ne sont pas allées comme je le voulais cette année, mais il y en a eu des bonnes. L’an dernier, je n’ai presque jamais eu de jour sans, cette année quelques-uns. Mais ça reste une saison solide jusqu’ici.

Tu as juste manqué la légende du VTT suisse Nino Schurter comme coéquipier, c’est une inspiration pour toi?
Oui, c’est sûr, c’est une idole de ma jeunesse, en tant que Suisse. Il était le meilleur du monde. Et ça s’est joué à peu pour qu’on soit dans la même équipe, ça aurait été un rêve. Même s’il passe parfois vers l’équipe, il travaille pour la SRF et vient de temps en temps.

Il y a plusieurs autres Suisses avec toi dans l’équipe, ça aide?
Que l’équipe soit suisse, que les coéquipiers soient suisses, que les mécaniciens habitent assez près de chez moi, ça rend les choses plus faciles. Et l’ambiance est vraiment grandiose, on s’entend tous très bien. Nous avons des caractères différents, mais ça s’harmonise bien.

Une dernière question sur ce qui semble être ta véritable passion: les pâtes. Tu en parles tout le temps sur les réseaux, pourquoi?
(rires) J’en mange beaucoup, ça c’est sûr. Et j’aime ça! Surtout avant les courses, je ne mange que des pâtes. Et c’est aussi une blague, avec ce #eatpastaridefasta.

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