«Il a même fait un air ball!»
Niko Rocak a dû défendre sur «le monstre» Nikola Jokic

Lors du match entre la Suisse et la Serbie, Niko Rocak a dû défendre sur la star de NBA Nikola Jokic. Le Genevois s'en est plutôt bien sorti, même si les visiteurs sont repartis vainqueurs de la BCF Arena (73-97).
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Niko Rocak et Nikola Jokic se sont souvent retrouvés au duel.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias DavetJournaliste Blick

Longtemps durant le match entre la Suisse et la Serbie (73-97), un Niko en a caché un autre. Niko Rocak a tenté tant bien que mal de suivre la superstar Nikola Jokic, triple MVP de la saison régulière de NBA.

Le natif de Genève a réalisé une bonne prestation, sauf que, comme l'a dit son coach Ilias Papatheodorou, même s'il avait mis en place un plan anti-Jokic, celui-ci n'aurait pas fonctionné. Le joueur de Denver n'est pas du genre à être arrêté, comme le prouve sa ligne de statistiques à la BCF Arena (22 points, 14 rebonds et 7 passes décisives). Néanmoins, Niko Rocak a apprécié disputer des minutes face à un joueur de ce calibre. Interview.

Niko, la Suisse a réalisé un très bon match durant trois quarts temps. T'attendais-tu à ce que vous puissiez autant regarder la Serbie dans les yeux?
Il faut croire que quand on veut, on peut. On l'a montré pendant les trois premiers quarts. Sauf que la Serbie est une équipe de qualité. Maintenant, notre défi, c'est de réussir à autant bien jouer durant 40 minutes. Comme je l'ai dit: quand on veut, on peut.

Comment expliques-tu que le quatrième quart a été plus compliqué pour vous?
La fatigue, sûrement. On était un peu dans le dur. Ensuite, ils ont commencé à rentrer leurs tirs à trois points, ils ont pris confiance et le public les a poussés. D'ailleurs, merci au public, c'était une atmosphère de folie. De notre côté, on doit faire un meilleur travail au rebond défensif, parce que c'est aussi ce qui nous a compliqué la tâche.

Vous vous attendiez à être hué par le public serbe dès l'échauffement?
(rires) Honnêtement, j'ai commencé à rigoler, parce que je ne pouvais pas faire grand-chose d'autre. Mais c'est une bonne chose. Je ne pense pas que ce soit mal intentionné. Ils étaient là pour soutenir leur équipe. Et même si les supporters serbes étaient très bruyants, il y avait aussi beaucoup de fans suisses. Un grand merci à eux. À nouveau, c'était vraiment une ambiance incroyable.

Tu t'es souvent retrouvé en défense face à Nikola Jokic. Tu en gardes quoi?
Je ne vais pas te mentir: c'est un monstre. Mais c'était une super expérience pour moi. J'ai quand même réussi à l'arrêter quelques fois, donc c'est plutôt de ça que j'ai envie de parler, pas des actions où il a marqué sur moi (rires). Il y a même une fois où il a tenté un tir et fait un air ball. C'est ce que je retiens. C'est, de loin, le meilleur joueur du monde. Je suis reconnaissant d'avoir vécu cette expérience. Mais moi aussi, je dois encore m'améliorer.

Tu as facilement réussi à faire abstraction du fait que tu affrontais le meilleur joueur du monde pour te concentrer sur ton propre match?
J'étais un peu excité avant le match, parce que ce n'est pas tous les jours qu'on joue contre un joueur de ce calibre. Mais à la fin, je dois rester professionnel. Je suis là pour l'équipe de Suisse, pour mes coéquipiers, mon frère, les coaches, tout le staff. Je suis là pour eux avant tout. Je pense avoir réussi à faire ce switch, même si, évidemment, j'étais toujours un peu impressionné.

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