«Ils tentent d'intimider!»
Le FBI vise le bureau de l'élue démocrate Louise Lucas en Virginie

Le FBI a perquisitionné mercredi le bureau de Louise Lucas, influente sénatrice démocrate de Virginie, dans une enquête pour corruption présumée. L'élue proche de Washington dénonce sur X une opération à motivation politique, selon les médias américains.
«Lorsque cette administration est contestée, elle tente de faire taire les voix qui s'opposent à elle», déclare la démocrate.
Photo: AP
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AFP Agence France-Presse

Des agents du FBI, la police fédérale américaine, ont effectué mercredi une perquisition au bureau d'une importante élue démocrate de Virginie, près de Washington, dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption présumée, rapportent les médias américains. Louise Lucas, sénatrice de longue date de l'Etat de Virginie, a dénoncé sur X mercredi soir ce qu'elle estime être une manoeuvre politique.

«C'est un schéma récurrent de cette administration: lorsqu'elle est contestée, elle tente d'intimider et de faire taire les voix qui s'opposent à elle», expose-t-elle. La démocrate, âgée de 82 ans, a joué un rôle clé dans le redécoupage électoral dans l'état en faveur des démocrates en vue des élections de mi-mandat en novembre.

«Autorisée par un mandat judiciaire»

«Les agissements du FBI dépassent largement le cadre d'une simple sénatrice. Il s'agit d'une question de pouvoir et de savoir qui est autorisé à l'exercer au nom du peuple», poursuit-elle. Sollicité par l'AFP, le FBI s'est contenté de confirmer qu'il effectuait «une perquisition autorisée par un mandat judiciaire» dans le cadre d'une enquête dont il n'a pas précisé la nature.

Un commerce légal de cannabis dont elle est co-propriétaire a également été perquisitionné, selon Fox News et le «New York Times». Un élu de Virginie à la Chambre des représentants, Bobby Scott, s'est interrogé sur de possibles motivations politiques. «Cette perquisition du FBI se produit dans le contexte plus large des abus répétés du président (Donald) Trump à l'égard du ministère de la Justice pour cibler ceux qu'il perçoit comme ses adversaires politiques», a-t-il souligné dans un communiqué.

Le président républicain téléguide ouvertement des poursuites pénales contre des personnalités désignées comme des cibles de sa vindicte. Cela a de nouveau été le cas fin avril pour l'ex-directeur du FBI James Comey, inculpé pour avoir menacé «la vie et l'intégrité physique» du président à la suite d'une photo de coquillages publiée sur les réseaux sociaux en mai 2025 et interprétée par l'administration Trump comme une «menace».

Le ministre de la Justice par intérim Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, assume publiquement ces inculpations de personnalités ayant eu maille à partir avec le président, assurant que le républicain considère de son devoir de veiller à ce que «justice» soit rendue.

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