Gravé à son nom et accompagné de munitions
Erdogan offre un pistolet aux dirigeants présents au sommet de l'OTAN

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a offert à chacun des dirigeants présents au sommet de l'OTAN un pistolet gravé à son nom et une boîte de munitions, a révélé mercredi le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Erdogan a également accompagné son cadeau d'une note précisant que ces armes étaient exemptées des contrôles à l'exportation.
Photo: Anadolu via Getty Images
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a offert en cadeau aux autres dirigeants présents au sommet de l'OTAN un pistolet et des munitions, a indiqué mercredi le Premier ministre britannique Keir Starmer. Ce dernier, qui s'exprimait auprès des journalistes britanniques présents dans son avion de retour d'Ankara, a expliqué que le président turc avait offert à chaque dirigeant un pistolet gravé à son nom, accompagné d'une boîte de munitions.

Recep Tayyip Erdogan a également joint son présent d'une note dispensant les armes des contrôles à l'exportation. Mais le Premier ministre a précisé qu'il avait dû laisser le pistolet en Turquie, car le faire entrer au Royaume-Uni aurait été illégal.

Un sommet «fructueux»

Ce sommet de l'Otan était le dernier grand rendez-vous international du genre pour le Premier ministre britannique, qui a annoncé le 22 juin sa démission de Downing Street. Il reste en poste tant qu'un successeur n'est pas désigné au sein du parti travailliste, probablement l'ex-maire de Manchester Andy Burnham.

Un peu plus tôt, il a estimé que ce sommet avait été «fructueux». «Nous avons atteint notre objectif, à savoir l'unité», a-t-il déclaré sur la chaîne Sky News. Dans leur déclaration finale, tous les pays de l'Alliance ont réaffirmé leur engagement «indéfectible» envers la clause d'assistance mutuelle de l'OTAN, consacrée par l'article 5 du Traité de l'Atlantique nord, pierre angulaire de l'organisation. Et sur l'Ukraine, ils ont aussi réaffirmé leur «soutien indéfectible» à ce pays en guerre contre la Russie.

Mais durant le sommet, le président américain Donald Trump a d'abord fustigé ses alliés européens, qu'il accuse notamment de ne pas avoir soutenu les Etats-Unis dans le conflit contre l'Iran. Keir Starmer, qui a encore été l'objet de critiques du président américain à Ankara, a affirmé avoir «toujours entretenu de bonnes relations» avec lui. «Nous resterons en contact», a-t-il assuré.

Articles les plus lus