En bref
- Le ministre iranien Abbas Araghchi a dénoncé jeudi les sanctions économiques annoncées par Donald Trump, les qualifiant de «politiques vouées à l'échec». La tension entre Téhéran et Washington reste élevée depuis le 28 février
- Trump a décrit ses nouvelles sanctions comme «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise», sans dévoiler de détails. Il a menacé tout pays soutenant l’Iran de «terribles» mesures
- Le détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran, bloque un cinquième du transit mondial d’hydrocarbures. Les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens pour répondre
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué jeudi le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de «politiques vouées à l'échec».
«Le soi-disant 'D-Day économique' vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les Etats-Unis: une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens», a affirmé Abbas Araghchi sur X. «Le terrorisme économique des Etats-Unis menace l'économie internationale et la souveraineté des pays du monde entier», a-t-il ajouté.
Mercredi, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a annoncé «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays», évoquant une «guerre économique jamais vue», sans donner aucun détail sur les mesures envisagées. Trump a par ailleurs menacé de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran.
«Une pression maximale»
Le conflit entre Téhéran et Washington, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines et auxquelles l'Iran a répliqué en ciblant ses voisins alliés de Washington, s'enlise et les négociations semblent au point mort. Téhéran continue de verrouiller le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Sa réouverture est devenue une priorité pour les Etats-Unis qui ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. Donald Trump mène depuis longtemps une politique de «pression maximale» consistant à imposer des sanctions économiques à l'Iran et a réinstauré ces mesures après son entrée en fonction en janvier 2025, reconduisant l'approche adoptée lors de son premier mandat.