Washington menace les pays qui ne rejoindraient pas sa guerre économique contre l'Iran
Les Etats-Unis ont pressé jeudi leurs alliés et la Chine de rejoindre une vaste opération de pression économique contre l'Iran, censée faire «chuter le régime» de Téhéran sans reprise des opérations militaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères a répondu en accusant Washington de «terrorisme économique», selon l'agence iranienne Irna.
«Tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes, que ce lien soit entretenu volontairement ou délibérément ignoré», a menacé sur X le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Sans livrer aucun détail sur les mesures à l'étude, il avait déjà averti peu auparavant que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive seraient considérés comme étant «contre nous», dans un entretien avec la chaîne CNBC.
Il donnera lundi une conférence de presse sur la manière dont les Etats-Unis comptent augmenter encore la pression. «Nous sommes en quelque sorte dans une nouvelle phase où l'outil le plus efficace que nous ayons est la pression économique que nous pouvons leur imposer», a dit de son côté le vice-président J.D. Vance, invité d'un podcast conservateur. «Ce sera une danse délicate» parce que l'Iran «essaiera de faire pression économiquement sur nous», a-t-il averti.
Washington, qui impose déjà un blocus maritime et de nombreuses sanctions à l'Iran, a annoncé jeudi des nouvelles mesures contre un réseau de financement du Hezbollah au Liban, mettant en avant ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution iraniens. Sur CNBC, le secrétaire au Trésor a lui appelé la Chine à «se mettre au diapason». «Nous allons faire chuter ce régime» en Iran, a-t-il aussi affirmé, reprenant un objectif que Washington avait avancé au début du conflit, après les frappes menées conjointement avec Israël le 28 février.
Source: AFP
Une attaque de drone israélien fait un blessé
La télévision d'Etat syrienne a rapporté samedi qu'une personne avait été blessée par un drone israélien ayant ciblé un véhicule près du plateau du Golan annexé par Israël, trois jours après une mise en garde de l'Etat hébreu. La même source a publié une photo d'un camion endommagé dans le village de Beit Jinn.
L'armée israélienne a de son côté indiqué que ses forces avaient tiré dans le sud de la Syrie sur une personne «qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale», sans l'identifier ni préciser si elle appartenait à un groupe particulier. «Les activités du terroriste constituaient une menace immédiate» pour les soldats israéliens, a ajouté l'armée.
Source: AFP
L'Iran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz
L'Iran a accordé des autorisations spéciales à certains pétroliers irakiens pour qu'ils puissent franchir le détroit stratégique d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Irna.
«Bien qu'il soit soumis aux mesures militaires les plus sévères (...) des Etats-Unis, Téhéran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz au cours des six derniers mois», a indiqué Irna.
Source: AFP
Le président iranien estime qu'il est temps de mettre fin à la guerre
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vendredi qu'il était temps de mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis, Téhéran étant selon lui «en position de force» face à Washington.
«Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les Etats-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu'ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des médecins.
Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de «terrorisme économique» et de «crimes contre l'humanité», après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran.
«Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d'être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué.
Source: AFP
Pékin estime que les sanctions américaines ne sont pas une solution
Pékin a déclaré vendredi que les «sanctions et pressions» américaines n'étaient pas la solution, après que les Etats-Unis eurent pressé leurs alliés et la Chine de se joindre à un effort pour faire plier l'Iran économiquement.
«Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème», a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. «La Chine appelle toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique», a-t-il ajouté.
Source: AFP
Un nouveau porte-avions américain est arrivé au Moyen-Orient
L'armée américaine a annoncé jeudi l'arrivée d'un nouveau porte-avions au Moyen-Orient, en remplacement de l'Abraham Lincoln dont le long déploiement en mer depuis des mois avait suscité des inquiétudes sur les conditions de vie de l'équipage.
L'USS George Washington «opère au Moyen-Orient dans le cadre du déploiement prévu après être arrivé dans la zone d'opération du Centcom hier», a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.
Source: AFP
Les Houthis du Yémen affirment avoir visé un aéroport saoudien
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé jeudi avoir visé en Arabie saoudite, dans la ville de Najran près de la frontière avec le Yémen, un aéroport et une installation appartenant à la compagnie pétrolière nationale Aramco.
Les rebelles «ont mené avec succès deux opérations militaires en faisant usage de drones: la première a visé un site saoudien sensible à l'aéroport de Najran, le second a ciblé le site Aramco de Najran», a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dans un communiqué posté sur Telegram.
Source: AFP
La stratégie de Trump est vouée à l'échec, affirme Téhéran
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué jeudi le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de «politiques vouées à l'échec».
«Le soi-disant 'D-Day économique' vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les Etats-Unis: une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens», a affirmé Abbas Araghchi sur X.
Source: AFP
L'ancien président iranien exhorte son pays à conclure un accord avec les Etats-Unis
L'ancien président iranien Mohammad Khatami appelle Téhéran à ne pas abandonner les négociations avec Washington. Il estime que le mémorandum signé en juin représente une «opportunité extraordinaire» et «sans précédent» pour l'Iran, qui s'exposerait à de graves problèmes si elle était gâchée. Selon lui, cet accord pourrait mettre fin à la confrontation avec les Etats-Unis et préserver les intérêts iraniens.
Mais Donald Trump durcit le ton. Le président américain affirme que Téhéran a déjà «tragiquement» laissé passer sa chance et annonce une vaste offensive économique pour isoler le pays. Il menace de lourdes sanctions les Etats, banques et entreprises qui continueraient à soutenir l'Iran.
Trump appelle notamment à stopper les exportations de pétrole, les transferts d'argent et les activités des sociétés écrans iraniennes. Il décrit cette campagne comme le «Jour J économique» et affirme que l'Iran est au bord de l'effondrement. De leur côté, les Emirats arabes unis ont déjà annoncé la suspension de leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.
Trump annonce une «guerre économique» inédite contre l'Iran
Donald Trump a menacé mercredi de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran dans son effort de guerre, une intensification de la pression exercée par Washington sur son adversaire après des mois de conflit.
«J'annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Dans un long message, il annonce «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise», et exige que cesse «contrebande de pétrole, échange de devises (et) transferts de liquidités» Il ne cite aucun pays en particulier et ne donne aucun détail sur les mesures ou sanctions envisagées.
La semaine passée, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait déjà menacé l'Iran d'un isolement économique «comme le monde n'en a jamais vu». Entre impopularité du conflit sur la scène politique américaine et réserves de munitions bien entamées, l'imprévisible président américain semble avoir récemment opté pour une posture plus attentiste, en tout cas sur le plan militaire.
Source: AFP
Netanyahu affirme qu'Israël a envoyé un message clair à la Turquie en Syrie
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est prévalu mercredi d'avoir «clairement» signifié à la Turquie qu'elle ne devait pas installer une base en Syrie, reconnaissant tacitement une frappe ayant visé la veille un aéroport militaire dans le pays voisin.
Dans un entretien diffusé par la radio de l'armée, Netanyahu a déclaré qu'Israël avait adressé une mise en garde la Turquie contre l'installation d'une base en Syrie: «Apparemment, ils ne l'ont pas entendue, alors nous nous sommes assurés qu'ils la comprennent plus clairement», a-t-il dit.
Source: AFP