Depuis dix jours, l'aéroport de West Palm Beach, en Floride, porte officiellement le nom de «Donald J. Trump International Airport». Le site ne se trouve qu'à trois kilomètres de Mar-a-Lago, la somptueuse résidence du président.
Mais ce nouveau nom passe mal, très mal, auprès d'une partie des voyageurs, qui semblent désormais vouloir boycotter le tarmac. C'est ce que révèle un message interne de United Airlines, l'une des plus grandes compagnies aériennes de la planète.
Dans ce document, révélé par le blog spécialisé Live and Let's Fly, la direction informait ses salariés du changement de nom de l'ancien Palm Beach International Airport. Les passagers qui refusaient de transiter par un site portant le nom de Trump devaient pouvoir modifier leur billet sans frais vers des destinations alternatives comme Fort Lauderdale ou Miami. Les employés disposaient même d'un code de langage précis pour gérer ces demandes sensibles.
«Mal formulé» et «incorrect»
Devant l'écho médiatique suscité par la fuite de ce document aux Etats-Unis, United Airlines a immédiatement fait marche arrière. Cette note interne était «mal formulée» et «inexacte», a réagi un porte-parole de la compagnie. Le mécontentement face au nom d’un aéroport ne sera finalement pas retenu comme motif de modification gratuite. La compagnie aérienne n’a toutefois pas contesté l’authenticité de la consigne.
Le changement de nom de l'aéroport n’est d’ailleurs pas tout à fait terminé: le 18 août prochain, le code à trois lettres de l’aéroport troquera son historique PBI pour DJT. Selon le journal Bild, le coût global de ce changement d'identité – incluant la signalétique et la communication – est estimé à 5,5 millions de dollars, soit près de 4,5 millions de francs suisses.