Six hommes armés
Des pirates s'emparent d'un pétrolier au large du Yémen

Six pirates armés ont détourné jeudi le pétrolier Seamull, visé par des sanctions américaines, à 250 km au large d'Al-Mukalla, au Yémen. Le navire fait désormais route vers la Somalie, épicentre d'une résurgence de la piraterie.
Les actes de piraterie sont à nouveau en hausse en Somalie. (image d'illustration)
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Six personnes armées ont pris jeudi le contrôle d'un pétrolier visé par des sanctions américaines au large du Yémen, et font route vers la Somalie, pays qui enregistre une résurgence des activités de piraterie, ont annoncé des agences de sécurité maritime. Il s'agit, selon la société de sécurité britannique Vanguard, du pétrolier Seamull, aussi connu sous le nom de Sibu 1, détourné à 136 milles nautiques (environ 250 km) au large d'Al-Mukalla, ville du sud du Yémen.

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«Six pirates armés ont pris le contrôle du navire et font route vers la Somalie», ont indiqué l'agence maritime britannique United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), ainsi que le Centre de sécurité maritime de l'océan Indien (MSCIO), lié à la force navale européenne Atalante. Les Etats-Unis ont imposé des sanctions en décembre au pétrolier Seamull, l'un des navires de la «flotte fantôme» iranienne accusée d'exporter du pétrole iranien en recourant à des pratiques d'expédition trompeuses.

Il s'agit de l'un des quatre navires exploités par la société Qatrat Alnada Almasi Ship Management, basée aux Emirats arabes unis, qui ont transporté à maintes reprises des produits pétroliers iraniens – notamment du naphta et du gazole – et fait escale dans des ports du Yémen contrôlés par les Houthis.

Piraterie à nouveau en hausse

Après un pic en 2011, les actes de piraterie au large de la Somalie avaient fortement diminué grâce notamment au déploiement de navires militaires internationaux, à la création d'une police maritime entraînée par l'Union européenne (UE) au Puntland et à diverses mesures prises par les armateurs (routes éloignées des côtes, augmentation de la vitesse, aménagements antiabordage et gardes armés à bord...).

Mais l'activité, née dans les années 2000 de la pauvreté et de la colère des communautés de pêcheurs locaux, privés de poissons par les chalutiers étrangers opérant illégalement au large de la Somalie alors privée d'autorité centrale, a repris depuis la mi-avril au large du Puntland (côte nord-est), haut lieu de la piraterie somalienne. Au moins cinq navires sont toujours aux mains de pirates somaliens, le dernier détourné lundi dernier au large du Puntland.

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