Pyongyang modifie sa Constitution
La mort de Kim Jong-un déclenchera une frappe atomique immédiate

La mort de Kim Jong Un pourrait avoir des conséquences dramatiques. Selon une récente modification de la Constitution, l'armée nord-coréenne a désormais l'obligation stricte de déclencher une riposte atomique immédiate en cas de décès du leader.
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Si Kim Jong-un est tué par un ennemi de la Corée du Nord, son armée devra obligatoirement effectuer une frappe nucléaire de représailles.
Photo: keystone-sda.ch
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Marian Nadler

C’est un tournant majeur et particulièrement inquiétant pour la sécurité internationale. Selon des informations révélées par le «Daily Telegraph", la Corée du Nord vient de modifier sa Constitution de manière drastique: son armée a désormais l’obligation légale de déclencher une riposte nucléaire immédiate si le dirigeant Kim Jong-Un venait à être assassiné par une puissance étrangère.

La modification de la Constitution a eu lieu après que les Etats-Unis et Israël ont tué en Iran le guide suprême Ali Khamenei et nombre de ses plus proches conseillers lors d'attaques fin février. La révision a été adoptée lors de la première session de la 15e Assemblée populaire suprême, qui s'est ouverte le 22 mars à Pyongyang. Elle a été rendue publique jeudi lors d'une information donnée par le Service national de renseignement (NIS) à des membres haut placés du gouvernement sud-coréen.

Tuer Kim Jong Un est extrêmement difficile

Le professeur Andreï Lankov, né en Russie et professeur d'histoire et de relations internationales à l'université Kookmin de Séoul, a déclaré au «Telegraph» qu'une éventuelle frappe nucléaire de représailles était déjà une pratique courante, «mais qu'elle a pris de l'importance maintenant qu'elle est inscrite dans la Constitution».

Les attaques en Iran ont été un rappel à l'ordre pour le dictateur nord-coréen. Andreï Lankov suppose que la «remarquable efficacité des attaques de décapitation américano-israéliennes» a dû susciter une peur réelle à Pyongyang.

Une attaque visant à éliminer Kim Jong Un et son cercle proche serait bien plus difficile à mener que celles menées en Iran. Les frontières de la Corée du Nord sont pratiquement verrouillées et les quelques diplomates, assistants et hommes d'affaires étrangers de nations «amies» qui entrent dans le pays sont étroitement surveillés. Andreï Lankov pense qu'une éventuelle attaque de représailles serait davantage dirigée contre les Etats-Unis que contre la Corée du Sud.

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