Après plusieurs demandes
L'Iran autorise le passage de pétroliers irakiens dans le détroit d'Ormuz

Les affrontements entre Iraniens et Américains ont repris. Les frappes échangées depuis ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord visant à trouver une fin à la guerre déclenchée le 28 février.
21.08.2026, 01:20 heures

Washington menace les pays qui ne rejoindraient pas sa guerre économique contre l'Iran

Les Etats-Unis ont pressé jeudi leurs alliés et la Chine de rejoindre une vaste opération de pression économique contre l'Iran, censée faire «chuter le régime» de Téhéran sans reprise des opérations militaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères a répondu en accusant Washington de «terrorisme économique», selon l'agence iranienne Irna.

«Nous allons faire chuter ce régime», a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent sur CNBC.
Photo: keystone-sda.ch

«Tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes, que ce lien soit entretenu volontairement ou délibérément ignoré», a menacé sur X le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. Sans livrer aucun détail sur les mesures à l'étude, il avait déjà averti peu auparavant que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive seraient considérés comme étant «contre nous», dans un entretien avec la chaîne CNBC.

Il donnera lundi une conférence de presse sur la manière dont les Etats-Unis comptent augmenter encore la pression. «Nous sommes en quelque sorte dans une nouvelle phase où l'outil le plus efficace que nous ayons est la pression économique que nous pouvons leur imposer», a dit de son côté le vice-président J.D. Vance, invité d'un podcast conservateur. «Ce sera une danse délicate» parce que l'Iran «essaiera de faire pression économiquement sur nous», a-t-il averti.

Washington, qui impose déjà un blocus maritime et de nombreuses sanctions à l'Iran, a annoncé jeudi des nouvelles mesures contre un réseau de financement du Hezbollah au Liban, mettant en avant ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution iraniens. Sur CNBC, le secrétaire au Trésor a lui appelé la Chine à «se mettre au diapason». «Nous allons faire chuter ce régime» en Iran, a-t-il aussi affirmé, reprenant un objectif que Washington avait avancé au début du conflit, après les frappes menées conjointement avec Israël le 28 février.

Source: AFP

14:05 heures

L'Iran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz

L'Iran a accordé des autorisations spéciales à certains pétroliers irakiens pour qu'ils puissent franchir le détroit stratégique d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Irna.

«Bien qu'il soit soumis aux mesures militaires les plus sévères (...) des Etats-Unis, Téhéran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz au cours des six derniers mois», a indiqué Irna.

Source: AFP

21.08.2026, 14:18 heures

Le président iranien estime qu'il est temps de mettre fin à la guerre

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vendredi qu'il était temps de mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis, Téhéran étant selon lui «en position de force» face à Washington.

«Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les Etats-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu'ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des médecins.

Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de «terrorisme économique» et de «crimes contre l'humanité», après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran.

«Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d'être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué.

Source: AFP

21.08.2026, 09:42 heures

Pékin estime que les sanctions américaines ne sont pas une solution

Pékin a déclaré vendredi que les «sanctions et pressions» américaines n'étaient pas la solution, après que les Etats-Unis eurent pressé leurs alliés et la Chine de se joindre à un effort pour faire plier l'Iran économiquement.

«Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème», a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. «La Chine appelle toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique», a-t-il ajouté.

Source: AFP

20.08.2026, 16:52 heures

Un nouveau porte-avions américain est arrivé au Moyen-Orient

L'armée américaine a annoncé jeudi l'arrivée d'un nouveau porte-avions au Moyen-Orient, en remplacement de l'Abraham Lincoln dont le long déploiement en mer depuis des mois avait suscité des inquiétudes sur les conditions de vie de l'équipage.

L'USS George Washington «opère au Moyen-Orient dans le cadre du déploiement prévu après être arrivé dans la zone d'opération du Centcom hier», a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Source: AFP

20.08.2026, 16:21 heures

Les Houthis du Yémen affirment avoir visé un aéroport saoudien

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé jeudi avoir visé en Arabie saoudite, dans la ville de Najran près de la frontière avec le Yémen, un aéroport et une installation appartenant à la compagnie pétrolière nationale Aramco.

Les rebelles «ont mené avec succès deux opérations militaires en faisant usage de drones: la première a visé un site saoudien sensible à l'aéroport de Najran, le second a ciblé le site Aramco de Najran», a indiqué leur porte-parole militaire, Yahya Saree, dans un communiqué posté sur Telegram.

Source: AFP

20.08.2026, 09:22 heures

La stratégie de Trump est vouée à l'échec, affirme Téhéran

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué jeudi le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de «politiques vouées à l'échec».

«Le soi-disant 'D-Day économique' vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les Etats-Unis: une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens», a affirmé Abbas Araghchi sur X.

Source: AFP

20.08.2026, 03:46 heures

L'ancien président iranien exhorte son pays à conclure un accord avec les Etats-Unis

L'ancien président iranien Mohammad Khatami appelle Téhéran à ne pas abandonner les négociations avec Washington. Il estime que le mémorandum signé en juin représente une «opportunité extraordinaire» et «sans précédent» pour l'Iran, qui s'exposerait à de graves problèmes si elle était gâchée. Selon lui, cet accord pourrait mettre fin à la confrontation avec les Etats-Unis et préserver les intérêts iraniens.

Mohammad Khatami a dirigé l'Iran de 1997 à 2005.
Photo: Shutterstock

Mais Donald Trump durcit le ton. Le président américain affirme que Téhéran a déjà «tragiquement» laissé passer sa chance et annonce une vaste offensive économique pour isoler le pays. Il menace de lourdes sanctions les Etats, banques et entreprises qui continueraient à soutenir l'Iran.

Trump appelle notamment à stopper les exportations de pétrole, les transferts d'argent et les activités des sociétés écrans iraniennes. Il décrit cette campagne comme le «Jour J économique» et affirme que l'Iran est au bord de l'effondrement.  De leur côté, les Emirats arabes unis ont déjà annoncé la suspension de leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.

20.08.2026, 02:22 heures

Trump annonce une «guerre économique» inédite contre l'Iran

Donald Trump a menacé mercredi de «terribles» mesures économiques «tout pays» qui aiderait l'Iran dans son effort de guerre, une intensification de la pression exercée par Washington sur son adversaire après des mois de conflit.

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«J'annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Dans un long message, il annonce «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise», et exige que cesse «contrebande de pétrole, échange de devises (et) transferts de liquidités» Il ne cite aucun pays en particulier et ne donne aucun détail sur les mesures ou sanctions envisagées.

La semaine passée, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait déjà menacé l'Iran d'un isolement économique «comme le monde n'en a jamais vu». Entre impopularité du conflit sur la scène politique américaine et réserves de munitions bien entamées, l'imprévisible président américain semble avoir récemment opté pour une posture plus attentiste, en tout cas sur le plan militaire.

Source: AFP

19.08.2026, 21:19 heures

Netanyahu affirme qu'Israël a envoyé un message clair à la Turquie en Syrie

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est prévalu mercredi d'avoir «clairement» signifié à la Turquie qu'elle ne devait pas installer une base en Syrie, reconnaissant tacitement une frappe ayant visé la veille un aéroport militaire dans le pays voisin.

Photo: IMAGO/UPI Photo

Dans un entretien diffusé par la radio de l'armée, Netanyahu a déclaré qu'Israël avait adressé une mise en garde la Turquie contre l'installation d'une base en Syrie: «Apparemment, ils ne l'ont pas entendue, alors nous nous sommes assurés qu'ils la comprennent plus clairement», a-t-il dit.

Source: AFP

19.08.2026, 02:02 heures

Le dialogue est rompu entre Washington et Téhéran

Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit.

Donald Trump assure qu'aucune discussion n'est en cours avec l'Iran, malgré les espoirs de négociations.
Photo: Shutterstock

Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment huit mois de guerre.

Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient «la navigation maritime». Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé sur X suspendre jusqu'à nouvel ordre tous «les échanges commerciaux» et «transactions financières» avec l'Iran.

Téhéran a pour sa part nié avoir lancé des missiles dans le Golfe, rejetant «catégoriquement» les accusations émiraties. «Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Source: AFP

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