Hantavirus sur le MV Hondius
Les passagers devront débarquer entre dimanche et lundi

Un hantavirus a causé le décès de trois passagers lors d'une croisière dans l'Atlantique entre le 11 avril et le 2 mai. Alors qu'un Suisse est hospitalisé à Zurich, l'incertitude plane sur l'origine de cette infection transmissible entre humains et sur son ampleur.
08.05.2026, 17:27 heures

Le débarquement du MV Hondius doit avoir lieu entre dimanche midi et lundi

Le débarquement des passagers du navire de croisière MV Hondius, foyer d'hantavirus, doit avoir lieu entre dimanche midi et lundi, «seule fenêtre» possible pour évacuer en raison de la météo, a souligné vendredi un responsable du gouvernement régional des Canaries, où est attendu le bateau.

Le débarquement du MV Hondius doit avoir lieu entre dimanche midi et lundi
Photo: AFP

«La seule fenêtre dont nous disposons pour mener à bien cette opération se situe autour de midi dimanche, et ce jusqu'au changement des conditions [météorologiques] à partir de lundi», a indiqué à la presse Alfonso Cabello, évoquant «le vent et la houle», et avertissant que passé ce délai, «aucune autre opération ne pourra être menée avant la fin du mois de mai».

Source: AFP

08.05.2026, 22:34 heures

La possibilité que le cas zéro néerlandais ait été infecté à Ushuaïa est «pratiquement nulle»

Les autorités argentines de la Terre de Feu ont qualifié vendredi de «pratiquement nulle» la possibilité que le cas zéro néerlandais, passager du MV Hondius touché par un foyer d'hantavirus, ait été infecté lors d'un séjour de 48 heures à Ushuaïa avant d'embarquer.

Juan Petrina, directeur du service d'épidémiologie de la province de la Terre de feu
Photo: AFP

«La possibilité de contagion à Ushuaïa est pratiquement nulle», a affirmé Juan Petrina, directeur du service d'épidémiologie de la province de la Terre de feu, lors d'une conférence de presse à Ushuaïa.

«Je ne peux l'affirmer de manière absolue, car il s'agit de biologie, mais c'est ce qui ressort des données qu'on a recueillies» sur le couple néerlandais, son séjour avant d'embarquer le 1er avril, et l'apparition des premiers symptômes en mer dès le 6 avril, a-t-il poursuivi.

«Cela reste une rumeur»

En tenant en compte de l'incubation, «les délais ne correspondent pas à une contamination possible à Ushuaïa et à l'apparition des symptômes si peu de temps après, en haute mer», a encore estimé l'épidémiologiste.

Juan Petrina a par ailleurs qualifié de «rumeur» l'hypothèse, qui a circulé ces derniers jours dans des médias, de la visite du couple néerlandais «à la décharge ou au dépôt d'ordures» d'Ushuaïa, où aurait pu se produire la contamination, via la présence de rongeurs vecteurs. «Pour nous, cela reste une rumeur. Nous n'avons aucune source officielle qui puisse le confirmer», a-t-il assuré.

Source: AFP

08.05.2026, 17:30 heures

Washington va évacuer par avion les passagers américains du navire

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi préparer une évacuation par avion des passagers américains présents sur le navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d'hantavirus et qui est en route pour les Canaries.

Le MV Hondius est ancré dans un port de Praia, au Cap-Vert, le 6 mai 2026.
Photo: keystone-sda.ch

«Le département d'Etat organise un vol de rapatriement afin de faciliter le retour en toute sécurité des passagers américains de ce navire», a déclaré un porte-parole du ministère.

Source: AFP

08.05.2026, 06:47 heures

D'autres cas «possibles» selon l'OMS, le bateau attendu aux Canaries

D'autres cas d'hantavirus sont «possible»,, a prévenu jeudi l'Organisation mondiale de la santé, mais le foyer de la maladie qui a causé la mort de trois passagers d'un navire dans l'Atlantique devrait rester «limité» si les mesures de santé publique sont mises en oeuvre.

Le navire MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire internationale, a quitté mercredi la baie de Praia, au Cap-Vert, à destination de Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, où il est attendu dimanche. Une évacuation des quelque 150 passagers et membres d'équipage est prévue en début de semaine prochaine.

«A ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus à l'hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects», selon le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Source: AFP

08.05.2026, 02:32 heures

D'autres cas «possibles» d'hantavirus selon l'OMS mais risque reste «limité»

D'autres cas d'hantavirus sont «possibles», a indiqué jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mais le foyer de la maladie qui a tué trois passagers d'un navire dans l'Atlantique devrait rester «limité» si les mesures de santé publique sont mises en oeuvre. Le navire MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier, a quitté mercredi la baie de Praia, au Cap-Vert.

Il est attendu dimanche à Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries. Une évacuation des quelque 150 passagers et membres d'équipage est ensuite prévue en début de semaine prochaine. «A ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus au hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects», selon le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Et compte tenu de la période d'incubation du virus de la souche des Andes, qui peut atteindre six semaines, «il est possible que davantage de cas soient signalés», a-t-il ajouté. Une infection à l'hantavirus peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

Il n'existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre ce virus qui peut être contracté au contact de rongeurs et dont la souche des Andes, retrouvée sur des passagers infectés, est la seule à être connue pour des cas de transmission interhumaine. Mais les autorités et l'OMS se veulent rassurantes devant le «faible» niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

Source: AFP

08.05.2026, 01:29 heures

A ce jour, «pas possible de confirmer l'origine de la contagion»

L'Argentine a annoncé jeudi qu'il n'est à ce jour «pas possible de confirmer l'origine de la contagion» de hantavirus, dont un foyer est apparu sur un navire parti le 1er avril d'Ushuaia, en Terre de Feu, malgré les informations et l'itinéraire recueillis sur le cas zéro.

«A ce jour, et au vu des informations fournies jusqu'à présent par les pays concernés et les organismes nationaux impliqués, il n'est pas possible de confirmer l'origine de la contagion», a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué, à l'issue d'une réunion avec les référents sanitaires des 24 provinces du pays.

La veille, le ministère avait annoncé retracer l'itinéraire de deux passagers néerlandais du navire qui ont perdu la vie : un couple qui avait voyagé quatre mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau en Argentine à partir du 27 mars, avant d'embarquer à bord du MV Hondius le 1er avril.

Source: AFP

07.05.2026, 17:33 heures

Un deuxième patient provenant du navire MV Hondius a été testé positif au hantavirus

Un deuxième patient provenant du navire MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire internationale en raison d'un rare foyer d'hantavirus, a été testé positif à la maladie, a annoncé jeudi l'hôpital néerlandais qui le prend en charge.

«Il est désormais confirmé que le patient hospitalisé est atteint du hantavirus. Le patient en a été informé et a donné son accord pour que cette information soit communiquée», a indiqué l'hôpital LUMC de Leiden, qui a admis mercredi soir le patient dans son service des maladies infectieuses graves.

L'hôpital Radboud de Nimègue a confirmé plus tôt jeudi qu'un patient provenant du navire de croisière avait été testé positif.

Source: AFP

07.05.2026, 16:46 heures

Ce n'est ni «le début d'une épidémie», ni celui «d'une pandémie», assure l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré jeudi que le foyer d'hantavirus déclaré sur un bateau de croisière, qui a déjà fait trois morts, ne constituait à ce stade ni «le début d'une épidémie», ni celui «d'une pandémie».

Maria van Kerkhove, responsable du Groupe de travail d'enquête sur les épidémies de l'Organisation mondiale de la santé
Photo: keystone-sda.ch

«Ce n'est pas le début d'une épidémie. Ce n'est pas le début d'une pandémie, mais c'est l'occasion idéale de rappeler que les investissements dans la recherche sur des agents pathogènes comme celui-ci sont essentiels, car les traitements, les tests de dépistage et les vaccins sauvent des vies», a déclaré devant la presse à Genève Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

Source: AFP

07.05.2026, 16:35 heures

«Il n'y a pas d'antidote médical» à l'hantavirus

Quelle est la situation à bord du navire? «Nous avons vu des vidéos des passagers. Nous les entendons», déclare Maria van Kerkhove. Elle précise qu'ils sont en contact avec le capitaine. «Nous travaillons avec toutes les personnes à bord.» Deux médecins spécialisés venus des Pays-Bas se trouveraient à bord. 

«Il n’y a pas d’antidote médical», admet Anais Legand. L'OMS encourage les scientifiques et les pays à développer un remède capable de sauver des vies. Au cours des dix dernières années, beaucoup de progrès ont été réalisés en vue d'un éventuel remède, note Maria van Kerkhove. La conférence de presse s'achève par un appel aux dons en faveur de l'OMS.

07.05.2026, 16:32 heures

La transmission du hantavirus «bien plus difficile» que le Covid, selon une médecin aux Pays-Bas

La transmission de l'hantavirus, qui s'est propagé à bord du navire de croisière MV Hondius est «bien plus difficile» que pour le Covid, a déclaré jeudi à l'AFP la médecin responsable du service néerlandais qui prend en charge l'un des patients évacués du navire.

Des employés en combinaisons , le 27 mars 2021 à Marbourg, en Allemagne. (Image d'illustration)
Photo: AFP

Karin Ellen Veldkamp, responsable du service des maladies infectieuses au Centre médical universitaire de Leiden, a précisé que son service était prêt à accueillir d'autres patients si nécessaire.

«Il ne se transmet pas facilement»

Interrogée sur les craintes que le hantavirus ne devienne le nouveau Covid, Karin Veldkamp a répondu: «Non, ce n'est pas le cas. Il ne se transmet pas facilement d'une personne à l'autre.»

«Nous savons que (la transmission interhumaine) est possible et nous soupçonnons que cela s'est produit sur le bateau... mais ce n'est pas comme le Covid, c'est bien plus difficile», a-t-elle poursuivi. Karin Ellen Veldkamp a refusé de donner des détails sur le patient arrivé à l'hôpital mercredi soir.

Source: AFP

07.05.2026, 16:24 heures

L'OMS affirme que le risque pour le grand public «est faible»

«Le risque pour le grand public est faible», souligne à nouveau Maria Van Kerkhove. Elle insiste à nouveau sur le fait que la transmission se fait principalement par les rongeurs. Abdirahman Mahamud ajoute que l'isolement n'est nécessaire que pour les personnes infectées qui présentent des symptômes. Dans ces cas-là, les personnes infectées présentant des symptômes recevraient quotidiennement la visite de professionnels de santé.

Anais Legrand expkique qu'un «plan par étapes» est en cours d’élaboration pour permettre aux passagers du navire de débarquer. Maria van Kerkhove précise qu’une collaboration est en place avec tous les pays dont des ressortissants se trouvent à bord, afin de garantir un retour en toute sécurité. 

De nombreuses zones d'ombre subsistent autour du foyer d'hantavirus qui a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire immobilisé en face du port de la capitale cap-verdienne, dans l'Atlantique, et dont l'armateur à demandé mercredi à accoster à Tenerife.

Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l'équipage, l'origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.

Voici ce que l'on sait sur le foyer d'infection à hantavirus survenu lors d'une croisière à bord du MV Hondius, navire du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert.

Qui sont les victimes?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande.

C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée), le 6 avril, selon l'OMS. Il est décédé le 11 avril à bord du navire. Aucun test microbiologique n'avait alors été effectué sur cet homme.

Des agents de santé évacuent des patients du navire de croisière MV Hondius vers une ambulance dans un port de Praia, au Cap-Vert, le mercredi 6 mai 2026.
Photo: keystone-sda.ch

Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène (Royaume-Uni), avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, a embarqué le 25 avril par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est décédée le lendemain.

Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai. C'est à ce stade le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes décédées.

Le 2 mai, une ressortissante allemande est décédée à bord, après de premiers symptômes (fièvre et malaise général) le 28 avril.

Qui sont les malades?

Mercredi à la mi-journée, l'OMS recensait «8 cas, dont 3 confirmés» par des tests. Soit trois décès (dont la passagère néerlandaise dont l'infection a été confirmée par un test) et cinq autres cas (dont deux confirmés par des tests).

Une infection à hantavirus a été confirmée la première fois, au cours de cette expédition, chez un passager britannique de 69 ans.

Il avait consulté le médecin de bord le 24 avril, avant d'être débarqué le 27 avril sur l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg. Il se trouvait lundi "dans un état critique mais stable", selon Oceanwide Expeditions.

Un autre passager du bateau, hospitalisé à Zurich, a également été testé positif au hantavirus le 5 mai, selon les autorités suisses mercredi. Le ministère suisse de la Santé a précisé qu'il était «rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène», où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril, selon les données de suivi maritime de Marine Traffic.

Son épouse, qui «ne présente jusqu'ici aucun symptôme (...) s'est placée en isolement pour des raisons de sécurité», a expliqué le ministère suisse. Les deux époux sont suisses, selon les autorités du pays.

Trois autres cas suspects ont été débarqués mercredi du MV Hondius au Cap-Vert: deux membres d'équipage britannique et néerlandais, malades, et une personne cas contact, asymptomatique. Ils «sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas», selon le directeur général de l'OMS.

Le patient asymptomatique sera hospitalisé en Allemagne, ont ensuite précisé les pompiers allemands.

Transmission interhumaine

Le hantavirus "des Andes", transmissible entre humains, a été détecté sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sud-africain de la Santé, et sur le malade de Zurich, selon un test effectué par les Hôpitaux universitaires de Genève. Il s'agit de la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine est documentée.

Les hantavirus se transmettent à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats...) qui excrètent le virus par la salive, l'urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l'inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.

Une telle infection peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Selon le directeur général de l'OMS mercredi, «à ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible».

Cas contacts

Des efforts sont en cours pour rechercher d'éventuels cas contacts avec les personnes infectées. En particulier, hors du navire, les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est décédée.

Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d'équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.

D'autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre sud-africain de la Santé mercredi, comme celles «qui se trouvaient à l'aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise» ainsi que le «personnel de santé de Kempton Park», l'hôpital où elle a été traitée jusqu'à son décès.

Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n'avait pas été évacué par un vol commercial mais «des professionnels de santé ont également été en contact avec lui», a indiqué le ministre: «Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d'entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance».

L'expédition

Le navire voyageait avec 147 personnes – 88 passagers et 59 membres d'équipage – de 23 nationalités, a indiqué l'OMS mardi.

Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13), selon l'opérateur. Il y a également, entre autres, cinq Français.

Au sein de l'équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).

Selon l'OMS, l'expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une traversée de l'Atlantique Sud, avec plusieurs escales dans des régions reculées, notamment dans l'Antarctique.

Il s'est rendu dans les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud (5 au 7 avril), puis dans les îles Tristan da Cunha, Inaccessible et Nightingale (13 au 16 avril), selon les données de suivi maritime de MarineTraffic. Il a fait le tour de l'île Gough le 17 avril, avant de rejoindre l'île Sainte-Hélène le 22 avril, jusqu'au 24 avril.

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