Le nombre de cas répertoriés dans l'épidémie de méningite à méningocoques dans le sud-est de l'Angleterre est monté de 29 à 34, dont 23 cas confirmés, ont annoncé samedi les autorités sanitaires. L'infection bactérienne a fait deux morts.
Cette hausse est plus forte que celle de la veille, qui comptait deux nouveaux cas, et 11 d'entre eux font toujours l'objet d'une enquête, ont-elles indiqué. Plus de 400 personnes faisaient la queue samedi matin sur le campus de l'université du Kent pour se faire vacciner, dans le cadre de la campagne de vaccination ciblée contre le méningocoque B lancée par les autorités.
Au total, 5764 vaccins ont été administrés et 11'010 doses d'antibiotiques ont été distribuées dans le Kent, région où sévit l'épidémie, a indiqué l'agence de sécurité sanitaire UKHSA dans son communiqué.
Discothèque comme cluster
Ce traitement est destiné aux étudiants de l'université, à toute personne ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury entre le 5 et le 7 mars, source probable de l'épidémie, ainsi qu'à l'entourage proche des personnes infectées ou soupçonnées d'avoir été infectées.
Juliette Kenny, une lycéenne de 18 ans, et un étudiant de l'université du Kent, âgé de 21 ans, sont décédés après avoir contracté cette infection bactérienne. Au Royaume-Uni, les nourrissons sont vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015, mais les générations nées avant cette date ne sont pas couvertes.
Le ministre de la Santé, Wes Streeting, a qualifié l'épidémie de «sans précédent». Le Premier ministre britannique Keir Starmer a exhorté mercredi les personnes ayant fréquenté le Club Chemistry à se signaler pour recevoir des antibiotiques.
Un cas en France aussi
Le directeur de la santé publique au sein des autorités locales du Kent, Anjan Ghosh, a prévenu vendredi que de «petits foyers sporadiques» pourraient apparaître dans d'autres régions du Royaume-Uni, si des étudiants ayant quitté le Kent sont en période d'incubation du virus.
Il a toutefois indiqué que ces foyers seraient probablement «maîtrisables», et que le risque de contagion entre individus restait faible.
Un cas a été signalé en France, et le ministère français de la Santé a confirmé mercredi qu'une personne ayant fréquenté l'université du Kent était hospitalisée dans un état stable.