Le prix du gaz européen s'est envolé de 35% jeudi après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l'Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar. Peu après le début de la cotation à 07H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondissait de 24,13% à 67,85 euros le mégawattheure, après avoir grimpé jusqu'à 35%.
La compagnie énergétique publique du Qatar a notamment fait état jeudi de «dommages considérables» sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site clé, attisant les craintes pour l'approvisionnement énergétique international. Doha a précisé un peu plus tard que tous les incendies sur ce site étaient «maîtrisés», ajoutant qu'aucun blessé n'est à déplorer et que les opérations de refroidissement et de sécurisation se poursuivent.
Donald Trump a menacé de détruire le champ gazier iranien de South Pars en cas de nouvelle attaque de l'Iran contre les installations gazières au Qatar. Une attaque de drone a aussi touché jeudi matin l'une des plus importantes raffineries de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, provoquant un incendie dans l'une de ses unités, a indiqué un média d'Etat. Les prix du pétrole grimpent également jeudi, eux aussi suspendus aux développements du conflit au Moyen-Orient, le Brent bondissant notamment de plus de 5%.