Les marchés s'emballent jeudi après que Donald Trump a évoqué la possible «signature» d'un accord avec l'Iran, provoquant le net recul des cours du pétrole et des coûts d'emprunt, ainsi qu'un rebond des indices boursiers américains.
Stable jusqu'alors, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait 2,42% à 90,85 dollars vers 18H15 GMT. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate reculait lui de 2,12% à 88,12 dollars.
Le président américain a annoncé dans un message sur son réseau Truth Social annuler les frappes prévues ce jeudi contre l'Iran. Selon lui, les derniers détails sur un accord pour une trêve entre Washington et Téhéran ont été validés «par toutes les parties». «Le moment et le lieu de la signature seront annoncés bientôt», a-t-il ajouté.
Le chef d'Etat signe là une nouvelle volte-face, ayant menacé plus tôt de frapper «très fort» l'Iran et prendre le contrôle d'infrastructures pétrolières du pays, dont son principal terminal, l'île de Kharg. La guerre au Moyen-Orient, avec notamment le blocage du stratégique détroit d'Ormuz, a largement perturbé l'approvisionnement en pétrole du Golfe.
Un retour à la normale?
Si l'important recours aux réserves mondiales a permis de compenser une partie de ces pertes et maintenir les cours de l'or noir entre 90 et 110 dollars, la perspective d'un cessez-le-feu durable dans la région permet au marché d'envisager un retour à la normale dans les prochains mois. Le recul des prix de l'énergie apaise aussi les craintes inflationnistes. Thermomètres de ce changement de tendance, les taux obligataires fondent.
Vers 18H15 GMT, l'échéance à dix ans des emprunts de l'Etat américain s'échangeait à 4,47% contre 4,55% à la clôture la veille. Ses équivalents à court terme (deux ans) et long terme (30 ans) suivaient la même tendance. A la Bourse de New York, le changement de ton de Donald Trump a aussi été bien accueilli.
Sans grand élan à la mi-journée, le Dow Jones reprenait 1,65%. Le Nasdaq avançait lui de 1,76% tandis que l'indice élargi S&P 500 gagnait 1,31%. Les investisseurs «ont réagi comme le veut la tradition à Wall Street face à une baisse des risques géopolitiques: acheter sans distinction et poser les questions plus tard», notent les analystes de Briefing.com.