Les passagers américains ne seront pas nécessairement en quarantaine une fois aux USA
Les passagers américains évacués du MV Hondius ne seront pas nécessairement placés en quarantaine, a affirmé dimanche un haut responsable sanitaire américain, appelant le public à garder son calme face à une situation qui «n'est pas celle du Covid».
Ces passagers, qui sont tous asymptomatiques, vont être acheminés dans un centre spécialisé de l'Etat rural du Nebraska, mais n'y seront pas nécessairement placés en quarantaine, a affirmé dimanche sur CNN Jay Bhattacharya, directeur par intérim des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays.
«Nous allons les interroger et évaluer leur niveau de risque», à savoir «s'ils ont été en contact étroit avec une personne présentant des symptômes» ou non, a-t-il indiqué. A l'issue de cette évaluation et en fonction du risque, les passagers se verront proposer «la possibilité de rester au Nebraska ou de rentrer chez eux si leur situation familiale permet de les ramener en toute sécurité».
Dans les deux cas, les passagers resteront sous surveillance plusieurs semaines afin de vérifier qu'ils ne développent pas de symptômes, comme c'est déjà le cas pour sept autres Américains ayant quitté le navire plus tôt.
Source: AFP
Les Français évacués du Hondius sont arrivés à Paris
L'avion ramenant les cinq Français évacués dans la matinée du navire MV Hondius, où a été détecté un foyer d'hantavirus, a atterri peu avant 16h30 à l'aéroport du Bourget, au nord de Paris, ont constaté des journalistes de l'AFP.
A 16h53, les cinq passagers rapatriés par un vol sanitaire ont quitté cet aéroport dans un convoi de cinq fourgons du SAMU. Ils sont ensuite arrivés à l'hôpital Bichat, selon un photographe de l'AFP sur place.
Ils doivent y être placés en quarantaine durant 72 heures, le temps d'une évaluation médicale complète, avant un retour à domicile, en isolement de six semaines, avec mise en place d'une surveillance adaptée.
Source: AFP
L'avion transportant les 14 Espagnols du navire a atterri à la base militaire de Torrejón
L'avion transportant les 14 Espagnols évacués du Hondius dans la matinée a atterri peu avant 13H00 GMT à la base militaire de Torrejón, près de Madrid, a constaté une journaliste de l'AFP.
Ces 13 passagers et un membre de l'équipage du navire de croisière où a été détecté un foyer d'hantavirus vont être directement transférés à l'hôpital militaire Gómez Ulla, dans le sud-ouest de la capitale espagnole, où ils seront mis en quarantaine et suivis médicalement.
Source: AFP
Le premiers avions d'évacuation ont décollé des Canaries
Le premier avion évacuant 14 Espagnols du Hondius, le navire de croisière à bord duquel a été détecté un foyer d'hantavirus, a décollé dimanche de l'aéroport Tenerife-Sud à 10h55 GMT, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les 13 passagers et le membre de l'équipage du bateau se rendent vers la base militaire de Torrejón, d'où ils seront transférés vers un hôpital militaire, à Madrid.
Les cinq Français qui se trouvaient à bord ont aussi été évacués du navire dimanche et ont pris la direction de la France à bord d'un avion qui a décollé de Tenerife peu après 11h00 GMT, a constaté un journaliste de l'AFP.
Source: AFP
Les premières évacuations ont commencé en Espagne
Les premières évacuations de la centaine de passagers et membres d'équipage du navire de croisière MV Hondius, où a été détecté un foyer d'hantavirus, ont débuté dimanche dans un port de l'île de Tenerife, dans les Canaries, a annoncé le ministère espagnol de la Santé.
«Le débarquement des passagers espagnols et du membre de l'équipage espagnol commence» a indiqué à 08H30 GMT (10H30 Suisse) le ministère sur Telegram.
Source: AFP
Le dernier vol de rapatriement aura lieu lundi
Le dernier vol de rapatriement des personnes à bord du MV Hondius, où a été détecté un foyer d'hantavirus, aura lieu lundi, a annoncé dimanche la ministre espagnole de la Santé après l'arrivée du bateau aux Canaries où ces évacuations seront organisées.
«Le dernier vol est prévu pour demain, ce sera un vol en direction de l'Australie», a déclaré Mónica García lors d'un point-presse tenu sur le port de Granadilla, sur l'île de Tenerife.
Source: AFP
Le Hondius arrivé sur l'île de Tenerife pour évacuer ses occupants
Le navire de croisière MV Hondius, où a été détecté un foyer d'hantavirus, est arrivé tôt dimanche sur l'île espagnole de Tenerife, dans les Canaries, avant l'évacuation dans la foulée de plus d'une centaine de passagers et membres d'équipage, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense à ce stade six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu, mais l'OMS a martelé que ce n'était «pas comme le Covid», encore dans toutes les têtes.
Le MV Hondius est entré vers 07h00 dans le petit port de Granadilla de Abona, dans le sud de Tenerife, île de l'Océan Atlantique. Une partie de l'équipage restera à bord du navire, qui poursuivra sa route vers les Pays-Bas.
Depuis ce port industriel, la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a annoncé samedi que «tout le dispositif est en place pour l'arrivée du navire (...) avec toutes les garanties en matière de santé publique».
Source: AFP
Les Britanniques évacués du bateau seront en quarantaine dans un hôpital anglais
Une vingtaine de Britanniques qui se trouvent sur le navire de croisière où a été détecté un foyer d'hantavirus seront évacués dimanche vers un hôpital près de Liverpool en Angleterre pour une «période d'isolement», a indiqué à l'AFP la direction du NHS, le système public de santé.
Ces personnes seront accueillies au Arrowe Park Hospital, à Upton, «pour leur fournir un lieu sûr pour leur période d'isolement», ont indiqué des responsables locaux du NHS, dans un courrier envoyé à leurs employés.
Source: AFP
Les passagers du navire sont considérés par l'OMS comme «contacts à haut risque»
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi qu'elle considérait toutes les personnes à bord du navire de croisière où a été détecté un foyer d'hantavirus comme des «contacts à haut risque» devant faire l'objet d'un suivi pendant 42 jours.
«Nous classons toutes les personnes à bord comme ce que nous appelons des contacts à haut risque», a expliqué Maria Van Kerkhove, directrice de la prévention et la préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS, lors d'un échange sur les réseaux sociaux. Elle a ajouté qu'«une surveillance active et un suivi de tous les passagers et membres d'équipage qui débarqueront pendant une période de 42 jours» étaient recommandés.
Source: AFP
Le patron de l'OMS dit aux habitants de Tenerife que le risque lié au navire est «faible»
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré samedi aux habitants de Tenerife que le risque lié à l'arrivée d'un navire où a été détecté un foyer d'hantavirus était «faible», tout en les remerciant pour leur «solidarité».
«J'ai besoin que vous m'entendiez clairement: ce n'est pas un nouveau Covid. Le risque actuel pour la santé publique lié au hantavirus reste faible», a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus dans une lettre ouverte adressée à la population de l'île espagnole de Tenerife, où le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, devrait arriver tôt dimanche.
Source: AFP
Les vols de rapatriement des passagers sont déjà organisés
Des vols de rapatriement des passagers du MV Hondius, le navire touché par un foyer d'hantavirus, sont déjà prévus vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, ainsi que vers la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Irlande et les Pays-Bas, a annoncé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur.
Pour les passagers de pays «qui ne font pas partie de l'UE et ne disposent pas de moyens aériens pour assurer le rapatriement de leurs ressortissants», les autorités espagnoles «préparent un plan» en coordination avec les Pays-Bas, l'armateur et l'assureur du navire, a précisé Fernando Grande-Marlaska lors d'une conférence de presse.
Source: AFP
De nombreuses zones d'ombre subsistent autour du foyer d'hantavirus qui a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire immobilisé en face du port de la capitale cap-verdienne, dans l'Atlantique, et dont l'armateur à demandé mercredi à accoster à Tenerife.
Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l'équipage, l'origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
Voici ce que l'on sait sur le foyer d'infection à hantavirus survenu lors d'une croisière à bord du MV Hondius, navire du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert.
Qui sont les victimes?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande.
C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée), le 6 avril, selon l'OMS. Il est décédé le 11 avril à bord du navire. Aucun test microbiologique n'avait alors été effectué sur cet homme.
Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène (Royaume-Uni), avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, a embarqué le 25 avril par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est décédée le lendemain.
Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai. C'est à ce stade le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes décédées.
Le 2 mai, une ressortissante allemande est décédée à bord, après de premiers symptômes (fièvre et malaise général) le 28 avril.
Qui sont les malades?
Mercredi à la mi-journée, l'OMS recensait «8 cas, dont 3 confirmés» par des tests. Soit trois décès (dont la passagère néerlandaise dont l'infection a été confirmée par un test) et cinq autres cas (dont deux confirmés par des tests).
Une infection à hantavirus a été confirmée la première fois, au cours de cette expédition, chez un passager britannique de 69 ans.
Il avait consulté le médecin de bord le 24 avril, avant d'être débarqué le 27 avril sur l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg. Il se trouvait lundi «dans un état critique mais stable», selon Oceanwide Expeditions.
Un autre passager du bateau, hospitalisé à Zurich, a également été testé positif au hantavirus le 5 mai, selon les autorités suisses mercredi. Le ministère suisse de la Santé a précisé qu'il était «rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène», où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril, selon les données de suivi maritime de Marine Traffic.
Son épouse, qui «ne présente jusqu'ici aucun symptôme (...) s'est placée en isolement pour des raisons de sécurité», a expliqué le ministère suisse. Les deux époux sont suisses, selon les autorités du pays.
Trois autres cas suspects ont été débarqués mercredi du MV Hondius au Cap-Vert: deux membres d'équipage britannique et néerlandais, malades, et une personne cas contact, asymptomatique. Ils «sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas», selon le directeur général de l'OMS. Le patient asymptomatique sera hospitalisé en Allemagne, ont ensuite précisé les pompiers allemands.
Transmission interhumaine
Le hantavirus "des Andes", transmissible entre humains, a été détecté sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sud-africain de la Santé, et sur le malade de Zurich, selon un test effectué par les Hôpitaux universitaires de Genève. Il s'agit de la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine est documentée.
Les hantavirus se transmettent à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats...) qui excrètent le virus par la salive, l'urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l'inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Une telle infection peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Selon le directeur général de l'OMS mercredi, «à ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible».
Cas contacts
Des efforts sont en cours pour rechercher d'éventuels cas contacts avec les personnes infectées. En particulier, hors du navire, les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est décédée.
Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d'équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.
D'autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre sud-africain de la Santé mercredi, comme celles «qui se trouvaient à l'aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise» ainsi que le «personnel de santé de Kempton Park», l'hôpital où elle a été traitée jusqu'à son décès.
Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n'avait pas été évacué par un vol commercial mais «des professionnels de santé ont également été en contact avec lui», a indiqué le ministre: «Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d'entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance».
L'expédition
Le navire voyageait avec 147 personnes – 88 passagers et 59 membres d'équipage – de 23 nationalités, a indiqué l'OMS mardi.
Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13), selon l'opérateur. Il y a également, entre autres, cinq Français. Au sein de l'équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).
Selon l'OMS, l'expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une traversée de l'Atlantique Sud, avec plusieurs escales dans des régions reculées, notamment dans l'Antarctique.
Il s'est rendu dans les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud (5 au 7 avril), puis dans les îles Tristan da Cunha, Inaccessible et Nightingale (13 au 16 avril), selon les données de suivi maritime de MarineTraffic. Il a fait le tour de l'île Gough le 17 avril, avant de rejoindre l'île Sainte-Hélène le 22 avril, jusqu'au 24 avril.