Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions au vice-ministre irakien du Pétrole, accusé d'avoir fait passer pour des hydrocarbures irakiens de l'or noir en provenance d'Iran.
Le vice-ministre, Ali Maarij al-Bahadli, «a abusé de ses fonctions gouvernementales afin de détourner du pétrole irakien en faveur du régime iranien et de ses supplétifs terroristes», a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, Tommy Pigott.
«Dans le cadre d'un complot visant à contourner les sanctions, du pétrole iranien était frauduleusement mélangé avec du pétrole irakien et vendu au profit de l'Iran», a-t-il ajouté.
L'Irak s'est rapproché de l'Iran depuis 2003
Il est désormais interdit à toute entité d'entrer en relation commerciale ou financière avec M. al-Bahadli, dont les avoirs sont gelés aux Etats-Unis. Washington impose des sanctions unilatérales à l'Iran, interdisant à quiconque d'acheter du pétrole iranien.
Téhéran de son côté entretient des relations étroites avec nombre de hauts responsables irakiens. L'Irak, pays à majorité chiite, s'est rapproché de l'Iran depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 à la suite de l'invasion américaine. Les Etats-Unis ont accru la pression sur le gouvernement irakien pour l'obliger à rompre avec les groupes armés chiites liés à l'Iran.
Depuis fin février et le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, des installations américaines en Irak ont subi plus de 600 attaques, dont l'ambassade à Bagdad, a déclaré mardi un haut responsable de Washington. Les Etats-Unis ne reprendront leurs transferts financiers en Irak et leur assistance en matière de sécurité que lorsque Bagdad aura pris des «mesures concrètes» contre ces groupes armés pro-iraniens, a-t-il ajouté.