Les cours de l'or noir chutent
Soulagé par les propos de Washington, le pétrole baisse

Les cours du pétrole chutent ce mardi après des déclarations apaisantes du chef du Pentagone, Pete Hegseth. Washington affirme ne pas vouloir d'escalade malgré les tensions avec l'Iran autour du détroit d'Ormuz.
Les cours du pétrole chutent ce mardi après des déclarations apaisantes du chef du Pentagone, Pete Hegseth.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Les cours du pétrole tombent mardi, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, ayant déclaré que Washington «ne cherche pas à se battre» après le regain de tensions avec l'Iran lié à une tentative américaine de débloquer le détroit d'Ormuz. «Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale à des pays innocents», a dit le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone mardi.

Une remontée des tensions avait fait bondir les cours du pétrole lundi, mais le marché retient que «le fragile cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran tient bon», expliquent les analystes de DNB Carnegie, et que la Maison Blanche semble réticente à une nouvelle escalade des hostilités. C'est pourquoi, vers 14H40 GMT (16H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 3,11% à 110,88 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, tombait de 4,18% à 101,97 dollars. Les Etats-Unis ont lancé lundi l'opération Project Freedom ('Projet Liberté') pour permettre à des bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit dont l'Iran orchestre la paralysie depuis le début de la guerre.

«Les événements d'hier (lundi, ndlr) ont clairement montré que l'Iran n'était pas d'accord», souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. Les Emirats arabes unis avaient en effet annoncé avoir été ciblés par plusieurs attaques iraniennes lundi, notamment sur le site pétrolier de Fujaïrah, qui permet à une partie des exportations pétrolières du pays de contourner le passage par le détroit d'Ormuz.

«Des navires bloqués»

Séoul a, de son côté, fait état d'une «explosion», suivie d'un incendie, sur un navire sud-coréen dans le détroit. Et l'armée américaine a annoncé lundi avoir détruit six bateaux iraniens, ce que Téhéran dément. Mardi, les tensions demeurent vives: l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que son pays n'avait «même pas encore commencé» son bras de fer avec les Etats-Unis.

Les Emirats arabes unis ont indiqué mardi que leurs défenses aériennes interceptaient des missiles et des drones tirés d'Iran pour une deuxième journée consécutive, malgré le cessez-le-feu. Par ailleurs, «tout soulagement apporté par (le fait que des) navires bloqués (...) traversent le détroit sera temporaire», car cela n'équivaut pas à la reprise d'un trafic normal avec des navires entrants et sortants librement, notent les analystes d'ING.


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